JUSTICE - Elles risquent un travail d'intérêt général ou une lettre d'excuses...
Les trois collégiennes placées la semaine dernière en garde à vue à Paris sont convoquées le 16 mars devant un délégué du procureur en vue de se voir infliger une éventuelle mesure de réparation pénale, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Le placement en garde à vue le 3 février de ces jeunes filles à la suite d'une bagarre
a suscité l'indignation de leurs parents et de plusieurs organisations et éditorialistes, certains dénonçant une «paranoïa sécuritaire».
«Faire un geste de réparation»
Ces trois collégiennes sont convoquées le 16 mars devant un délégué du procureur de Paris en vue de se voir infliger, en fonction du préjudice qu'estime avoir subi la victime, une éventuelle mesure de réparation pénale. «Il s'agit de faire un geste de réparation, il peut s'agir d'une lettre d'excuse ou d'un travail en faveur d'une association», a-t-on précisé de source judiciaire. Interrogé sur
la mise en demeure que l'avocat des collégiennes, Me Jean-Yves Halimi, affirme avoir fait parvenir au parquet, celui-ci n'a pas souhaité faire de commentaire.
Avec agence