La mère d'Anne « comprend très bien qu'on demande des explications après une bagarre, qu'il y ait une convocation au commissariat », mais trouve « le dispositif d'interpellation au domicile suivi d'une garde à vue complètement disproportionné ». La semaine dernière, sa fille de 14 ans et deux autres adolescentes ont été placées en garde à vue, après une altercation entre collégiens, a-t-on appris hier. Une procédure légale selon la préfecture. Une enquête interne a toutefois été ouverte pour savoir si les policiers ont commis une erreur, après qu'Anne a déclaré « avoir été menottée » lors de son interpellation, sans avoir le temps de se changer. « La mise en cause n'a pas été menottée, ne présentant pas de risque de prendre la fuite », répond la préfecture. Les jeunes filles avaient été interpellées au lendemain de l'agression d'une élève de 16 ans par un jeune garçon, à la sortie du collège Gambetta, à Paris (20e). Selon leurs parents, les adolescentes seraient intervenues « pour séparer » les protagonistes. Selon la police, elles « participaient ». W
Bérengère Tessé