VIOLENCE - Face à «l'absence de réponse», les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux poursuivent leur mouvement, initié la veille...
Ils ne reprendront pas les cours.
Pour le deuxième journée consécutive, les enseignants du
lycée Adolphe-Chérioux à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), ont décidé jeudi d'exercer leur droit de retrait pour protester contre la violence dans leur établissement,
après l'agression d'un élève, mardi dans l'enceinte du lycée. Réunis en assemblée générale ce jeudi après-midi, ils ont reconduit leur mouvement pour vendredi.
Doublement du nombre de surveillants
Réunis en assemblée générale, les enseignants «ont décidé de maintenir leur droit de retrait en raison de l'absence de réponse adaptée à la gravité de la situation dans laquelle se trouve leur lycée», ont-ils annoncé dans un communiqué.
Les enseignants se sont rendu devant le rectorat de
Créteil. Après un sit-in rassemblant environ 200 lycéens et enseignants, une délégation a été reçue par le recteur William Marois pour demander le doublement du nombre de surveillants, qui sont actuellement 11 pour un établissement de 1.500 élèves.
«C'est une première avancée mais c'est encore loin de nos propositions»
Le recteur a leur a proposé de porter ce chiffre à 14 et d'affecter de manière permanente six médiateurs de la vie scolaire dans l'établissement. Il a également jugé qu'il était «urgent» d'édifier une clôture de sécurité autour du lycée.
«C'est une première avancée mais c'est encore loin de nos propositions», a jugé Guy Contrepois, professeur d'histoire géographie. Ses collègues et lui en appelllent au ministre de l'Education nationale Luc Chatel. Les enseignants du lycée prévoient une nouvelle assemblée générale vendredi à 8h pour décider avec les élèves de la suite de leur mouvement.
J. M. avec agence