Après les propos controversés du président de la région (ex-PS) sur Laurent Fabius, la première secrétaire du Parti a appelé toutes les fédérations socialistes départementales de cette région à se ranger derrière Hélène Mandroux, qui «sera au deuxième tour».
«Il n'y aura pas deux listes avec des socialistes» en Languedoc-Roussillon, a ajouté Martine Aubry, laissant entendre que les socialistes qui resteraient avec Georges Frêche se mettraient en marge du parti.
Large majorité contre Frêche
Martine Aubry, qui tenait une conférence de presse au Parti socialiste, a également demandé à «tous les partenaires de la gauche» à se réunir autour de cette liste dès le premier tour pour «battre la droite». «Notre état d'esprit, c'est de vouloir gagner la région face à la droite», a-t-elle martelé.
Au PS, Paul Alliès, proche d'Arnaud Montebourg et conseiller régional du Languedoc-Roussillon, a déclaré à 20minutes.fr qu'une «large majorité s'était dégagée, ce qui est très important». La décision a été adoptée par 40 voix contre 5 et 5 abstentions. «De nombreux courants se sont exprimés sur le cas», a-t-il précisé.
Benoît Hamon a refusé de répondre aux questions des journalistes et Razzy Hamadi, secrétaire national du PS chargé des services publics, a lui refusé de mettre sur le «même plan Frêche et la droite qui a géré la région avec le Front national».
Aubry «veut un bras de fer», elle va le perdre
Georges Frêche, alors que la décision du PS n'était pas encore connue, a déclaré sur France Info vouloir «casser la décision d'Aubry», arguant que le cas Villepin démontrait qu'il y avait encore des tribunaux indépendants en France.
Juste après l'annonce de la décision, Georges Frêche a critiqué les «méthodes de l'Inquisition» du «clan Aubry» dans un communiqué. «Même pas entendues, les fédérations socialistes du Languedoc-Roussillon ont été jugées coupables en quelques minutes. Coupables d’avoir respecté les statuts et le vote des militants», assure-t-il.
«Mes amis socialistes entendent combattre cette décision inique», a-t-il déclaré, en faisant référence à une probable plainte en justice contre le PS.
«Martine Aubry veut un bras de fer avec le peuple de gauche du Languedoc-Roussillon : elle va le perdre. Par contre, elle permet, par manque de solidarité, à la droite de trouver de nouveaux arguments alors que l’UMP est partout à la peine», conclut le président du conseil général de Languedoc-Roussillon.
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