Les deux responsables, la PDG Sonia Ben Behe et le directeur général, ont été applaudis par les salariés présents à l'entrée du siège lorsqu'ils ont été relâchés.
La grève continue dans les magasins«On va les relâcher pour prouver notre bonne foi et pour que le rendez-vous avec (le président du conseil d'administration de Forfinance, actionnaire de référence de Pier Import, ndlr) Claude Ben Behe, puisse porter ses fruits mercredi» avait déclaré un peu plus tôt à la presse Fabrice Ménard (CGT, majoritaire).
«Par contre, on continue la grève sur les deux jours dans les 25 magasins. Si demain (mercredi), ça se passe mal, on repartira dans une action, qu'on ne veut pas dévoiler aujourd'hui» a-t-il dit. «Il a intérêt à venir», a ajouté Fabrice Ménard.
Une nuit au bureau
Une cinquantaine de salariés de Pier Import ont «retenu» dans la nuit de lundi à mardi les deux dirigeants, faute d'un accord lundi sur les indemnités de licenciement lors du comité d'entreprise. Jointe dans la nuit, Sonia Ben Behe avait expliqué qu'il n'y avait «pas d'agresssivité» et que ce n'était «pas contrariant».
Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a regretté ce mardi matin sur LCI la violence du geste des salariés à l'égard des dirigeants du groupe, en rappelant toutefois que le «devoir» du gouvernement est de «veiller» à ce qu'une «solution d'avenir» soit apportée à chaque salarié dans le cadre du programme de sauvegarde de l'emploi.