LOGEMENT - Ils sont expulsables depuis ce mercredi matin...
«J'ai l'impression qu'on ne sera pas expulsés». Manuel Domergue, membre du collectif
Jeudi-Noir est serein même si, depuis ce mercredi matin, 6h, les trente-trois occupants de l'immeuble abandonné de la
place des Vosges sont officiellement expulsables par la préfecture de police de Paris.
Une condamnation «très sévère»
Considérant
la condamnation du tribunal d'instance du Ve arrondissement de Paris «très sévère», Jeudi-Noir espère désormais une «solution à l'amiable» et une médiation avec la mairie de Paris et la préfecture de police de Paris.
Joint par 20minutes.fr, Manuel Domergue parie que cette dernière devrait «hésiter» à les expulser cet hiver, parce qu'«elle sait que cela sera très médiatisé». Contactée par 20minutes.fr, la préfecture de police s'est refusée à toute annonce sur cette affaire.
Une «trêve de fait»
Si l'interdiction des expulsions durant la trêve hivernale ne concerne pas les squats, «il y a une trêve de fait» et Jeudi-Noir espère qu'elle sera tenue jusqu'au 15 mars. A cette date, l'hiver sera terminé et «la pression plus forte» anticipe Manuel Domergue.
Quoiqu'il arrive, Jeudi-Noir a une «discipline de groupe» et partira sans résistance si d'éventuels travaux sont entrepris dans
l'hôtel particulier de 1.000 m² habitables. Le préjudice subi par sa propriétaire de 84 ans, qui n'y vit plus depuis deux ans, risque tout de même de coûter très cher au collectif puisque ce dernier lui doit 3.400 euros mensuels depuis le 31 octobre, date du début de l'occupation, et 25.000 euros mensuels depuis l'ordre d'expulsion, le 25 janvier.
Corentin Chauvel