POLEMIQUE - Elles seraient au moins au nombre de 200.000, et n'apparaissent pas dans les statistiques officielles...
Il n'y a pas «volonté de cacher des chiffres». Le porte-parole du ministère de l'Intérieur s'est justifié ce mercredi matin sur France Info, reconnaissant au passage que
les gardes à vue ont en réalité été plus nombreuses en 2009 que ne l'a annoncé le dernier décompte officiel.
«Deux comptabilités distinctes»
Dans un livre à paraître, un journaliste de la radio affirme en effet que le chiffre des gardes à vue en 2009 n'est pas de 600.000, mais de 900.000. Pour le ministère de l'Intérieur, elles seraient en réalité environ 800.000, et l’écart s'expliquerait par un mode de comptabilité complexe.
«Il y a deux comptabilités distinctes» en matière de
garde à vue, a expliqué le porte-parole, dont une pour les délits routiers. Par ailleurs, les chiffres de l'Outre-mer n'étaient «pas encore connus» au moment de l'annonce. Or, pour le journaliste Matthieu Aron, ce sont les gardes à vue pour délits routiers qui ont été «oubliées» dans les statistiques officielles.
Les automobilistes sont les plus nombreux en cellule
«Les délinquants routiers sont aujourd’hui les premiers -quantitativement- à fréquenter les cellules des commissariats et des gendarmeries (...) devant les auteurs de vols, de viols ou de coups et blessures», écrit
Matthieu Aron dans son ouvrage. Et selon lui, la tendance serait nettement à l'augmentation.
Le porte-parole du ministère de l'Intérieur a reconnu qu'il y avait eu environ 200.000 gardes à vue routières en 2009. Il a cependant nié toute «dérive» en la matière et a refusé de se livrer à une «bataille de chiffres». Le ministère a promis qu'à l'avenir, l'outil statistique de la délinquance fera «mieux ressortir» ces chiffres.
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J. M. avec agence