L'exercice de style était difficile. D'abord invité du « 20 heures » de TF1 puis de « Paroles de Français », où il a répondu aux questions de onze citoyens choisis par la chaîne, le président de la République a défendu sa politique économique et sociale, mais s'est bien gardé de faire des annonces.
Devant Laurence Ferrari qui l'interrogeait sur « l'affaire Proglio », Nicolas Sarkozy a affiché son soutien à « l'un des meilleurs chefs d'entreprise français ». Alors que de nombreuses voix ont dénoncé le double salaire du patron d'EDF, auquel il a renoncé, mais aussi sa double fonction à EDF et à Veolia (comme président non exécutif), le chef de l'Etat a brandi un tract « de toutes les organisations syndicales de Veolia », réclamant que leur dirigeant assure la transition. « Lorsque la transition sera faite, il se consacrera à 100 % à ses fonctions chez EDF », a assuré Nicolas Sarkozy. Quelques minutes plus tard, changement de décor et cette fois, c'est un panel de Français qui pose les questions. « C'est la crise, Nathalie », répond-il, laconique, à une jeune diplômée qui ne trouve pas de travail. Le Président lui promet tout de même que le chômage baissera « dans les semaines et les mois à venir ». Sans avoir l'air de convaincre.
L'exercice se répète avec un syndicaliste de l'industrie automobile, un patron de PME ou encore une agricultrice. A chaque fois, Nicolas Sarkozy s'emploie à rassurer, sans toujours apporter de réponse, affirmant qu'il défendra les retraites par répartition, le pouvoir d'achat, ou le CV anonyme. A Bernadette, dont l'employeur n'accepte pas les heures sup, Nicolas Sarkozy promet « d'aller le voir ». Enfin une annonce concrète. W