Patrick Huguet (UMP) s’est étonné lundi, lors du dernier conseil municipal, de la programmation de ce jeu de rôle au sein du prochain festival Quais du Polar (9 au 11 avril), subventionné par la mairie. Il a qualifié «d’irresponsabilité» son organisation «au lendemain d’événements dramatiques qui se sont déroulés dans des établissements scolaires».
L’opposition a voté contre cette animation permettant «aux adolescents de vivre des moments d’aventures en simulant des «meurtres armés de pistolets à eau», selon les termes de la délibération.
Moins de meurtres
«Ce texte soumis au vote des élus était mal formulé, estime Thierry Geindre, président de Streetwars Lyon. Seules les personnes majeures peuvent jouer. Et ce n’est pas un jeu de guerre mais plutôt une grande partie de cache-cache.» La municipalité a toutefois demandé aux organisateurs de modérer les termes du jeu. «On ne parlera pas de meurtres, mais d’élimination.»
En mai 2009, la première partie lyonnaise de Streetwars avait rassemblé 550 personnes, sans incident ni levée de bouclier de l’UMP. «Dans ce jeu, il y a du stress, on devient un peu parano. Mais il n’y a pas de violence et c’est très ludique», raconte un participant.
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