EDUCATION - Des parents d'élèves vont être reçus au ministère aujourd’hui...
Une délégation de parents d’élèves va être reçu ce mercredi après-midi par le ministère de l’Education nationale. Objectif: faire part de leur colère face aux absences non remplacées d’enseignants.
La Seine-Saint-Denis, département parmi les plus touchés, recense depuis le début de l’année les classes qui se retrouvent sans prof. «Sur un trimestre, du 1er septembre au 30 novembre, on a perdu 1.738 jours d’enseignement dans le premier degré», détaille Michel Hervieu, responsable FCPE dans le département. Des chiffres obtenus grâce au site
Ouyapascours, mis en place par l’association de parents d’élèves. «Nos chiffres sont donc en dessous de la réalité, car tout n’a pas été signalé», estime Michel Hervieu.
Une année de perdue pour cause d’absence non remplacée
Au total, chaque élève perdrait environ une année de cours pour cause d’absence d’enseignant, selon la FCPE, qui s’appuie sur un rapport de l’Inspection générale de 2008.
Et la situation ne devrait faire qu’empirer, selon Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, contacté par 20minutes.fr: «L’an dernier, Xavier Darcos a fait fermer des postes de remplaçants par milliers, dans le premier degré comme dans le second», explique-t-il. Résultat, il n’y a plus assez d’enseignants disponibles pour remplacer les congés maladies. «Dans certains cas, des profs ne sont pas remplacés pendant 3 semaines», déplore le président de la FCPE, ce qui nuit à la formation des élèves.
«Ce n’est pas du courrier en retard»
L’association réclame aujourd’hui que le ministère fixe des objectifs, par exemple, que l’absence de remplacement n’excède pas une journée dans le primaire et deux dans le secondaire. «Ensuite, il va falloir recenser les moyens réels dont nous disposons, et trouver comment boucher les trous».
Pour Jean-Jacques Hazan, c’est une urgence. «C’est de l’éducation des enfants dont on parle, ce n’est pas du courrier en retard parce qu’une secrétaire est malade, ou un dossier reporté à plus tard!».
Et vous, qu'en pensez-vous? Trouvez-vous qu'il n'y a pas assez de remplaçants dans l'éducation nationale? Vos enfants sont-ils confrontés à ce problème?
Oriane Raffin