Peut mieux faire. La France n'est pas un très bon élève en matière de mortalité maternelle. Un rapport d'experts publié lundi révèle que plus de 70 mamans par an (sur la période 2001-2006), meurent de leur accouchement ou de ses suites. Première cause : l'hémorragie de délivrance, autrement dit, les saignements qui surviennent au moment de la sortie du bébé.
Selon le rapport, 50 % de ces décès pourraient être évités « si la surveillance des patientes était faite par une seule et même personne ». Francine Caumel-Dauphin, membre de l'Organisation nationale des syndicats de sages-femmes ajoute que bien souvent, à cause du manque d'effectifs, « les patientes ont affaire à plusieurs soignants et ne sont pas bien prises en charge ».
A la maternité de la clinique Léonard de Vinci, à Paris, le constat n'alarme ni les patients, ni les soignants. Estelle Culem, sage-femme, évoque pourtant quelques pistes pour améliorer la prise en charge des parturientes. Comme « l'orientation des mères présentant des risques vers des structures qui disposent de services de réanimation » pour éviter « la perte de temps liée au transfert des mamans ou des nouveau-nés ». Le Dr Brossard, obstétricienne, explique que le plus important est « d'anticiper les hémorragies et de ne pas perdre de temps ». W
Bérengère Tessé