SEISME - Le profil des expatriés...
«Ils y a 1.300 Français en Haïti, mais on ne sait pas s'ils veulent tous rentrer».
En accueillant les premiers rescapés du sinistre, ce vendredi matin à Orly, Bernard Kouchner a évoqué la possibilité que les ressortissants français veuillent rester sur place. Il a aussi un peu sous-estimé leur nombre.
«Nos compatriotes sont sans doute aux alentours de 1.600 sur place», a indiqué à 20minutes.fr un porte-parole du Quai d'Orsay. Un peu plus de 1.400 inscrits à l'ambassade, une centaine non-inscrits et une autre centaine, voire 150 «de passage» selon le ministère des Affaires étrangères. Et s'ils ne comptent pas tous venir en France, c'est peut-être parce qu'un tiers d'entre eux (556) sont des franco-haïtiens.
Le pays de l'adoption
L'immense majorité (90%) vit pourtant dans la capitale, Port-au-Prince, siège du séisme. Mais les deux-tiers de
la population française en Haïti vit sur place depuis des années, voire des générations, selon
le site de l'ambassade de France en Haïti. Le dernier tiers reste dans le pays 6 mois à 3 ans. Il s'agit majoritairement de fonctionnaires, membres d’ONG, ou de militaires.
Les Français d'Haïti travaillent essentiellement dans le secteur tertiaire, comme l'hôtellerie, la restauration ou l'enseignement. Et ceux qui sont de passage dans l'île viennent très souvent dans une démarche d'adoption. Les petits Haïtiens sont en effet les enfants nés à l'étranger les plus adoptés en France. Selon l'
Agence française de l'adoption (Afa), il y aurait «au minimum entre 1.200 et 1.500» procédures en cours.
Julien Ménielle