Le ministre de l'immigration, Eric Besson, et la vice-présidente du front national, Marine Le Pen
Le ministre de l'immigration, Eric Besson, et la vice-présidente du front national, Marine Le Pen - DR
Pouvait-il en être autrement? Avec un débat aussi polarisant que celui sur l'identité nationale, l'exercice organisé par France 2 jeudi soir dans l'émission d'Arlette Chabot A vous de juger n'aura rien fait progresser. Vincent Peillon ayant claqué la porte à la dernière minute pour le PS, restaient donc Eric Besson et Marine le Pen. Et le face-à-face entre le ministre de l'Immigration et la vice-présidente du front national n'a pas volé très haut. Morceaux choisis.
 
Commentant l'absence de Vincent Peillon, Marine Le Pen a ironisé, assurant que Eric Besson, ancien PS, pouvait jouer le rôle à la fois «du socialiste et du responsable de l'UMP».
 
Après avoir remarqué à l'adresse de Marine Le Pen qu'elle était «jeune» et qu'elle avait un «physique avenant», Eric Besson a lancé qu'elle était «une espèce de dinosaure de la vie politique». «Vous utilisez le mensonge, des méthodes qui devraient avoir disparu d'une démocratie moderne», a-t-il dit.
 
«Vous mentez totalement»
 
Marine Le Pen a répliqué, accusant le ministre «mentir» lorsqu'il a attribué à la fille de Jean-Marie Le Pen des propos selon lesquels les Français seraient de «race blanche». «Je n'ai jamais dit cela, vous mentez totalement. J'ai cité le général de Gaulle (ce qui est vrai, ndr). Ce n'est pas un grand Républicain?», s'est-elle défendue.
 
Sur l'immigration, la fille de Jean-Marie Le Pen a affirmé que la France accueillait tous les trois ans l'équivalent en étrangers de la population d'une ville comme Lille. «Beaucoup de gens dans notre pays, que nous avons accueillis ou plutôt qu'on nous a imposés pour beaucoup, imposent leur mode de vie, leurs mœurs, leurs codes, leur rites, leurs traditions aux Français alors qu'ils devraient eux-mêmes se soumettre au mode de vie des Français», a-t-elle observé.
 
«La burqa est la conséquence de réclamations communautaristes permanentes auxquelles le gouvernement refuse de s'opposer», a-t-elle ajouté, citant les «minarets de 25m, les prières dans la rue, la polygamie, les cantines de plus en plus nombreuses à ne pas servir de porc».
 
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