Distribution d'argent liquide: Six mois de prison avec sursis requis contre deux jeunes

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Publié le 11 janvier 2010.

JUSTICE - Ils sont accusés de «violences» à l'encontre des forces de l'ordre, leurs avocates dénoncent un délit de sale gueule...

Des «émeutiers» poursuivis pour avoir caillassé les forces de l'ordre avec «des graviers du Champ-de-Mars». La présidente de la 29e chambre du tribunal correctionnel de Paris a beau ironiser, c'est bien de «violences» que sont accusés les deux jeunes de 21 et 19 ans qu'elle a jugés ce lundi. Le 14 novembre dernier, après la distribution annulée d'argent liquide par la société Rentabiliweb, ils auraient envoyé des projectiles sur des policiers.
 
Délit de sale gueule

Concernant ces «pierres», les procès verbaux évoquent des objets mesurant 1 cm sur 3 pour les plus gros. Ce qui n'empêchera pas le parquet de requérir six mois de prison avec sursis et obligation de réaliser 120 heures de travail d'intérêt général (TIG). Alors que leurs clients ont été interpellés plus d'une heure après les faits, les avocates des deux prévenus ont dénoncé un délit de sale gueule.
 
«On a attendu, on a appris que la distribution était annulée et là, ça a commencé à dégénérer, on a vu des gens qui jetaient des projectiles sur les policiers. Ça volait de partout», «des pierres (...), des fruits, des légumes», raconte l'un d'entre eux qui «nie formellement» avoir participé à ces échauffourées.
 
Des «milliers de jeunes, tous habillés en jeans et baskets»

«On n'a rien» contre eux, a plaidé son avocate, «ils ont été confondus par leur seule tenue vestimentaire», alors que ce jour-là, ils étaient «près de 7.000 personnes à être venus sur le Champ-de-Mars, dans l'espoir un peu fou de récupérer quelques billets», dont des «milliers de jeunes, tous habillés en jeans et baskets».
 
Le tribunal a mis sa décision en délibéré à lundi prochain. Deux autres «émeutiers du 14 novembre» comparaîtront mercredi devant la 10e chambre pour des «dégradations». A l'époque des faits, Brice Hortefeux avait déposé plainte contre Rentabiliweb tandis que Michèle Alliot-Marie, avait réclamé des «sanctions fortes» contre les auteurs de ces actes.
J. M. avec agence
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