Nicolas Sarkozy présente ses voeux au monde de l'éducation et de la recherche

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Publié le 11 janvier 2010.

VOEUX - Après les forces économiques, la culture et l'armée, place aux profs...

C’est depuis Saclay, dans l’Essonne, et le campus de Supélec, que Nicolas Sarkozy a présenté ses voeux, à midi. Après une année tendue à cause de la réforme des lycées, des tensions dans l’enseignement supérieur, des suppressions d'emplois, le discours du président de la République était particulièrement attendu.

La sécurité à l’école

Au début de ses voeux, Nicolas Sarkozy s'est exprimé sur la mort d'Hakim, un lycéen du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) poignardé par un camarade, vendredi. «Comme chacun d'entre vous, cet événement m'a profondément bouleversé. Nous devons penser à la famille d'Hakim, à ses parents, à ses frères et soeur, si douloureusement atteints en ce début d'année. Je veux leur dire que toute l'institution sera à ses côtés pour les soutenir, leur apporter toute l'assistance et l'aide morale que nous pourrons leur donner», a déclaré Nicolas Sarkozy.

«S'il y a bien un lieu qui doit être protégé de toute forme de violence, un lieu qu'entre tous il faut sanctuariser, c'est bien l'école».

Boursiers dans les grandes écoles

Nicolas Sarkozy a jugé «parfaitement déplacées» les réticences des grandes écoles à accueillir 30% d'élèves boursiers, et assuré qu'il ne renoncerait pas à ses objectifs. Selon Le Monde, le président a néanmoins affirmé que «la solution n'est évidemment pas l'instauration autoritaire de quotas de boursiers à l'entrée de chaque institution». Il propose ainsi la diversification «des modes d’accès aux grandes écoles», avec notamment des concours d’entrée spécifiques.

Le chef de l'Etat a demandé à ses ministres de l'Enseignement supérieur et de l'Education, Valérie Pécresse et Luc Chatel, et au commissaire à la diversité Yazid Sabeg «de conduire dans les semaines qui viennent un dialogue fructueux avec l'ensemble des parties concernées». «J'attends des résultats concrets et rapide. Si on les a, le dialogue suffira. Si on ne les a pas, il faudra utiliser un autre moyen. Mais l'objectif de la diversité sociale de nos élites, cet objectif-là, je ne peux pas y renoncer», a-t-il insisté.

Le gouvernement a fixé un objectif à l'horizon 2012 de 30% de boursiers dans les grandes écoles, mais la Conférence des grandes écoles (CGE), qui regroupe les principales d'entre elles, l'a refusé.

O.R.
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