AFRIQUE - Les ravisseurs réclameraient aussi une rançon...
Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) menace d'exécuter l'otage français enlevé fin novembre si quatre de ses prisonniers au Mali ne sont pas libérés sous 20 jours, ont affirmé ce lundi les centres américains de surveillance des sites islamistes SITE et
Intelcenter.
«Aqmi demande aussi une rançon, beaucoup d'argent, pour libérer l'otage de la France. Ils (islamistes) demandent ça en plus de la libération de leurs quatre prisonniers au
Mali», a déclaré une source proche des intermédiaires négociant la libération du Français à l'AFP, sans toutefois préciser le montant de cette rançon.
Capturé le 25 novembre
L'organisation terroriste a
revendiqué en décembre l'enlèvement du Français Pierre Camatte,
capturé au Mali le 25 novembre, de même que trois volontaires humanitaires espagnols, enlevés quatre jours plus tard en Mauritanie, pays frontalier du Mali.
«Que la France et le Mali soient informés, que nous leur donnons 20 jours pour répondre à notre demande, sans quoi les deux gouvernements seront tenus entièrement responsables de la mort de l'otage français», a menacé Al-Qaida au Maghreb islamique selon Intelcenter.
«Une complète discrétion»
Le ministère des Affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire. «S'agissant de la situation de notre compatriote, nous restons pleinement mobilisés. Comme vous le savez, dans ce type de situation, nous nous en tenons à une complète discrétion», a fait valoir la porte-parole adjointe du Quai d'Orsay, Christine Fages.
Début décembre, le président malien,
Amadou Toumani Touré, avait déclaré dans une interview au journal
Le Monde privilégier la piste de «petits bandits» et faisait de sa libération «une affaire personnelle».
Pierre Camatte, âgé de 61 ans, préside «L'Association Gérardmer-Tidarmene». Selon une responsable de l'association, le Français se rend «régulièrement» au Mali et s'implique notamment dans la culture d'une plante thérapeutique contre le paludisme.
Avec agence