REACTION - Le ministre de l'Education a souligné qu'il ne faut une «réponse gadget»...
Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a estimé samedi, sur iTélé, que
la mort du lycéen poignardé vendredi dans son établissement du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) était «une affaire absolument terrible de banalisation» de la violence.
«Ce qui s'est passé hier, ce n'est pas un affrontement entre bandes, une affaire de racket, c'est une affaire absolument terrible de banalisation d'une violence quotidienne, c'est un différend entre deux jeunes de 18 ans qui, il y a quelques années, aurait tourné en une petite bagarre à la récréation et là s'est terminé par un coup de couteau et un mort», a déclaré M. Chatel.
«Sanctuariser les établissements»
Rappelant qu'il dresserait dans les prochains jours avec le ministre de l'Intérieur un bilan des mesures mises en place à la rentrée scolaire pour «sécuriser et sanctuariser les établissements scolaires», Luc Chatel a souligné qu'il ne fallait pas «une réponse gadget»: «c'est une addition de mesures qui est nécessaire et c'est aussi une sensibilisation de l'ensemble des lycéens. C'est ce que nous allons faire cette semaine».
«Notre rôle, c'est de diminuer au maximum les risques», a ajouté M. Chatel sur iTélé, ajoutant que «même en mettant un surveillant derrière chaque élève, cela ne peut pas être zéro risque à 100%».
Avec agence