POLITIQUE - Quelques recommandations à suivre pour ne pas se retrouver à la place de Silvio Berlusconi, attaqué le 13 décembre dernier...
Nicolas Sarkozy l’a affirmé en conseil des ministres: «Ce qui est arrivé à
Silvio Berlusconi peut très bien se produire en France.» Pour éviter une agression, 20minutes.fr livre quelques conseils aux hommes politiques, qu’ils soient ministre, député, ou même président de la République.
Ne pas fausser compagnie à ses officiers de sécurité
Le président l’a martelé à ses ministres: ils doivent bien rester près de leurs gardes du corps: «Vos officiers de sécurité ne sont pas des éléments de standing. Je vous demande d'être toujours accompagné, quel que soit le lieu où vous vous rendez pendant vos vacances.» Les officiers de sécurité du service de protection des hautes personnalités (SPHP) sont spécialement formés pour éviter toute agression, et non pas pour faire tapisserie. Même pendant les fêtes familiales.
Anticiper
Dans le cas de Silvio Berlusconi, l’agression a eu lieu à l'issue d'un meeting durant lequel une dizaine de personnes l'avaient conspué et sifflé. Le chef du gouvernement italien a répliqué avant que n’éclate une bagarre entre les contestataires et les membres de son service d'ordre.
Le bain de foule est le principal danger pour l’homme politique et s’il est inévitable, il est préférable de l’éviter en milieu hostile, et d’attendre le meeting où ne seront présents que des militants de son propre parti.
Ne pas ouvrir son courrier
Cette année, les
lettres de menace sont arrivées par dizaines auprès des membres du gouvernement français. Pour Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, cela a même nécessité l’emploi d’un troisième officier de sécurité, devant
l’avalanche de courrier survenu au moment de la polémique sur son ouvrage La Mauvaise Vie.
Éviter les lieux à risque
Certes, aujourd’hui, un homme politique est un citoyen comme les autres. Il n’empêche que tenter de se balader incognito dans des lieux bondés peut être risqué. Alors on évite le métro parisien, même si Carla Bruni-Sarkozy s’en est sortie indemne le 14 décembre dernier. Dans le même ordre d’idée, les matches de football, c’est très bien aussi à la télévision. Inutile de se retrouver coincé entre deux groupes de supporters énervés.
Ne pas énerver le public
On évite les «casse toi pov’ con!» et autres «descends me le dire en face!». Car même une armada de gardes du corps aura du mal à contenir un interlocuteur virulent, excédé par vos propos.
La rédaction de 20minutes.fr rappelle que le risque est inhérent à la fonction politique.
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