TRANSPORTS - Les compagnies ferroviaires françaises ne vont pas passer de très bonnes fêtes...
SNCF: «Entre cinq et dix millions d'euros» pour le déraillement du RER C
Si les intempéries qui se sont abattues sur la France
ces derniers jours ont ralenti de manière conséquente le trafic des TGV, la SNCF ne déplore aucun souci particulier sur ses réseaux. Les seuls coûts engendrés auront été ceux des services de restauration en gare pour les clients en attente à cause des retards.
Mais la compagnie ferroviaire n'aura finalement pas réussi à passer entre les flocons puisque le
déraillement d'un RER C à
Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) dimanche a provoqué «des dégâts considérables». Selon les évaluations de la SNCF, jointe par 20minutes.fr, entre cinq et dix millions d'euros de facture sont à craindre. Celle-ci inclut les réparations et le manque à gagner sur tous les trains qui n'ont pas pu circuler depuis deux jours.
Eurostar: Des pannes qui vont coûter «très cher»
Quand il a été demandé lundi à Nicolas Petrovic, le directeur général d'Eurostar, combien coûteraient
les graves pannes qui ont affecté le trafic des Eurostar le week-end dernier, celui-ci a
répondu: «Cela va nous coûter très cher mais c'est pas grave.»
La compagnie ferroviaire a indiqué ce mardi à 20minutes.fr qu'elle était pour le moment mobilisée pour rétablir
un trafic normal sur ses lignes et qu'il lui était impossible de donner une estimation du montant de ses pertes. «Nous ne sommes même pas certains de communiquer sur ce chiffre», a ajouté le service de presse d'Eurostar.
«Très cher» sans aucun doute puisque Nicolas Petrovic a indiqué lundi que sa compagnie rembourserait deux fois le prix du billet pour les passagers bloqués des dizaines d'heures dans les Eurostar ce week-end. Ces derniers seront également défrayés et toucheront 170 euros. Et pour ceux qui n'ont pas pu voyager, les billets leur seront remboursés ainsi que les frais d'hôtels ou de transports qui auraient pu être impliqués.
RATP: Cinq millions d'euros pour la grève du RER A
«J'évalue à ce jour à cinq millions d'euros le coût de cette grève», a déclaré ce mardi
Pierre Mongin, le PDG de la RATP, dans une interview au
Figaro. Le PDG se félicite toutefois du
service minimum établi par son entreprise, qui a permis la circulation d'un train sur deux aux heures de pointe durant toute la durée d'une grève qui n'est
toujours pas arrivée à son terme.
Corentin Chauvel