La SNCF a annoncé vouloir porter plainte ce lundi après le déraillement d'un train sur la ligne C du RER dimanche soir à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) qui a fait 36 blessés légers et entraîné une très forte perturbation du trafic.
D'après le procureur de la République de Créteil, Jean-Jacques Bosc, l'accident a été provoqué par la chute sur la voie d'un bloc de béton, à la suite d'un accident de la circulation causé par un automobiliste. Ce dernier a été arrêté et placé en garde à vue.
Cet homme se trouvait «sous emprise de l'alcool», selon des sources policières et la route était «extrêmement verglacée» à l'endroit de l'accident, a précisé Jean-Jacques Bosc sur France 2.
«Comportement inacceptable de l'automobiliste»
Le président Nicolas Sarkozy, qui a reçu le président de la SNCF, Guillaume Pépy, ce lundi, a dénoncé «le comportement inacceptable de l'automobiliste responsable» du déraillement.
«On a au moins deux jours de travail. On travaille sur l'hypothèse d'une réouverture partielle mercredi, et d'une réouverture totale en fin de semaine», a précisé Guillaume Pepy, lors d'un déplacement à Choisy-le-Roi. «On va faire le maximum, on va mobiliser tous les experts, tous les dépanneurs pendant la période», a ajouté le président de la SNCF.
«Le train roulait à 120 km/h quand le choc a eu lieu. Les dégâts sont importants», a assuré Régis Bulois, directeur de la maintenance du réseau ferroviaire sur le sud-ouest francilien, en ajoutant que le conducteur du train avait «très bien réagi».