Les ennuis judiciaires se poursuivent pour Jacques Chirac. L'ancien président de la République doit être entendu « avant la fin de l'année » par un juge dans l'enquête sur de présumés emplois fictifs du RPR, a-t-on appris hier. Cette audition pourrait déboucher sur une mise en examen pour « prise illégale d'intérêts ». Un délit passible de cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende.
Déjà renvoyé fin octobre devant un tribunal correctionnel dans l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris, Jacques Chirac devrait être auditionné « avant Noël », selon le site Internet Mediapart, qui a révélé cette information. A Nanterre, le juge Jacques Gazeaux devrait l'interroger sur la période où il occupait à la fois les fonctions de maire de la capitale et de président du RPR, entre 1990 et 1995. A l'époque, le salaire de certains employés permanents du parti gaulliste aurait été versé par la Mairie de Paris.
Dès le mois de mai 2003, plusieurs personnes avaient été renvoyées devant un tribunal pour cette affaire. En 2004, en appel, Alain Juppé, secrétaire général du RPR au moment des faits, avait même été condamné à quatorze mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité. Mais le cas de Chirac avait été disjoint de ce procès, car il bénéficiait d'une immunité en tant que président de la République. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. W