Sans invitation, point de salut. De nombreuses personnes se sont vu refuser l'accès aux débats locaux organisés par les préfectures, ne faisant pas partie des happy few ayant reçu le sésame. Sur le site Web dédié, il est pourtant stipulé que les débats - censés réunir les « forces vives de la nation » - « devront être ouverts au public ».
A Toulouse, lundi soir, une centaine de personnes sans carton, dont de nombreux opposants, sont restées à la porte de l'amphi où avait lieu la réunion, pourtant peu rempli. Et lors du débat avec deux cents jeunes « représentatifs », le 9 décembre, figuraient surtout des membres d'un collectif fondé par Eric Besson et de l'UNI, syndicat étudiant de droite. Contacté hier, le ministère assure que « la majorité des réunions restent ouvertes à tous ». W
Laure de Charette