La consultation nationale engagée par le ministre de l'Immigration portait au départ sur « ce qui fait qu'on est français ». Mais, au fil des semaines, la réflexion se tourne vers les musulmans. Et de plus en plus de voix s'élèvent, même à droite, pour demander la suspension, voire l'arrêt des discussions.
Selon le site www.debatidentitenationale.fr, le but du débat voulu par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle était de réfléchir à « ce que signifie, en ce début de XXIe siècle, être français » et répondre aux « préoccupations soulevées par la résurgence de certains communautarismes, dont l'affaire de la burqa est l'une des illustrations ». « Certains communautarismes ? Qu'on les nomme ! s'insurge Jean-Yves Camus, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques. On en note plusieurs, mais on donne un seul exemple, celui de la burqa. Cela stigmatise de façon tout à fait imprudente l'islam. Il faut que le gouvernement ait le courage - ou l'inconscience - politique de dire clairement s'il pense que l'islam va à l'encontre des valeurs de notre pays. »
Depuis le début des consultations, plusieurs « dérapages » ont eu lieu. Ainsi, le maire UMP de Gussainville (Meuse), André Valentin, qui lâche devant les caméras de France 2 : « Il est temps qu'on réagisse, on va se faire bouffer. » « Par qui ? », lui demande le journaliste. « Il y en a déjà dix millions, que l'on paye à rien foutre », répond l'élu. Lundi, c'est la secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano, qui a choqué en expliquant vouloir que le jeune musulman français « ne parle pas verlan, ne mette pas sa casquette à l'envers ». La boîte de Pandore est ouverte. W