Débat sur l'identité nationale, qui en veut encore, qui n'en veut plus

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Publié le 16 décembre 2009.

IDENTITE – Le grand débat est contesté, jusque dans les rangs de la droite...

Le dérapage de Nadine Morano lors d'un débat sur l'identité nationale, à Charmes, dans les Vosges, lundi soir, a provoqué de nombreuses réactions politiques. Le nouveau débat, maintenant, c'est de savoir s'il faut continuer - ou non - le débat.

Ceux qui veulent continuer


«C’est en assumant son histoire que notre pays peut préparer son avenir», estime Frédéric Lefebvre

«Comme toujours, ceux qui ont peur des débats préfèrent la politique de l’autruche. C’est en assumant son histoire et en respectant son identité, que notre pays peut préparer son avenir, affronter collectivement la mondialisation et réussir la sortie de crise.», affirme Frédéric Lefebvre, porte parole de l’UMP.

Valérie Pécresse veut «sortir des dissertations pseudo-philosophiques»
La ministre de l'Enseigment supérieur a estimé mercredi sur Canal+ qu'il fallait non pas «suspendre» le débat mais le «recentrer sur des propositions concrètes». Pour elle, il faut qu'«on sorte de ce débat avec 15 propositions pour mieux vivre ensemble».

Ceux qui veulent arrêter

Pour François Hollande, un débat «mal posé, mal cadré, mal choisi»
L'ancien premier secrétaire du PS et député de Corrèze a estimé que «ça suffit» avec le débat sur l'identité nationale. Selon lui le débat part «à vau l'eau». «Si à un moment il faut que ce débat ait lieu sur la France, son histoire, ses valeurs, son projet, c'est au moment de l'élection présidentielle», a-il déclaré. «Allez me faire comprendre pourquoi, il faut le lancer avant les élections régionales», a ajouté François Hollande.

Le député UMP François Baroin ne «voit pas l’objectif» du débat

Mardi, l'ex-ministre chiraquien a qualifié de «parole en trop» les propos de la secrétaire d'Etat à la Famille. Il s’interroge: «A quoi bon prendre le risque de faire de l'agit-prop pour ouvrir une auberge espagnole (...) à quelques semaines d'une échéance électorale qui évidemment va faciliter les amalgames, les confusions».

Pour SOS racisme, le débat «permet une expression sans limite des préjugés»

«Le racisme n’est pas une opinion. Or, il est manifeste que le débat sur l’identité nationale permet une expression sans limite des préjugés et du rejet de l’autre.», déplore SOS Racisme dans un communiqué.

Pour l’UEJF le débat est «le théâtre de l’expression des préjugés racistes»
L'Union des étudiants juifs de France a demandé mercredi au gouvernement et à Eric Besson de «mettre un terme au débat sur l'identité nationale». Dans un communiqué, Arielle Schwab, présidente de l'UEJF estime que «le débat sur l'identité nationale risque de morceler la société française et de porter atteinte au vivre ensemble».
B. D. et O. R.
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