SANTE - Le président de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie s'est prononcé contre l'ouverture en France des salles de consommation...
Cela reviendrait à «baisser les bras» face à la drogue. C’est l’avis du président de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt), Etienne Apaire. Il a estimé ce mardi que «le fait d'accepter des salles d'injection» comme l’a
proposé le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen lundi soir au Conseil de Paris «consisterait à faire une croix sur le destin des gens».
Selon lui, l'ouverture de «salles de shoot» instaurerait «une situation où l'on accepterait la dépendance au lieu de lutter contre». «Plus personne n'aura d'ambition pour sortir [les toxicomanes] de leurs difficultés», a-t-il ajouté, tout en qualifiant de «tout à fait respectable» la «philosophie défendue par Jean-Marie Le Guen».
Le Conseil de Paris a voté pour
Lundi soir, sur proposition de l'élu socialiste, la ville de Paris a voté une subvention de 26.000 euros à une association qui sera chargée de réaliser une expertise sur les salles de consommation des drogues pour toxicomanes.
Il s'agit de «rassembler les données, les résultats et expérimentation. Il existe plus de 80
salles de consommation ou d'injection dans plus de 25 villes européennes. Une fois cette comparaison internationale faite, on va réfléchir aux conditions optimums où nous pourrions créer un lieu sécurisé où les toxicomanes prendraient le chemin de la réinsertion», a défendu lundi soir Jean-Marie Le Guen.
>> Et vous, qu’en pensez-vous? Ouvrir des «salles de shoot» c’est baisser les bras et accepter la dépendance ou diminuer les risques et ouvrir le dialogue? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.
B.D. avec agence