POLEMIQUE - La député affirme avoir été dupée par les journalistes de M6...
Après
la diffusion de ses propos peu enthousiastes sur la vie au parlement européen, Rachida Dati contre-attaque. L'ancienne garde des Sceaux
affirme avoir été bernée et assure sur Europe 1 que «la journaliste s'était engagée à ne pas retranscrire de conversation ou de moment privé».
«A aucun moment je n'émets une réticence»
Une «conversation privée avec une amie», qui s'est tenue «en fin de journée», précise Rachida Dati pour sa défense, rappelant que «c'était la rentrée» et qu'
elle venait «d'arriver au parlement». Voilà pour la forme. Et sur le fond... «Reprenez bien les propos: à aucun moment je n'émets une réticence ou un rejet du parlement européen», se défend l'ancienne ministre.
Dans le documentaire diffusé sur M6, on entend pourtant l'eurodéputée
se plaindre au téléphone: «Je suis dans l'hémicycle du parlement de Strasbourg. Je n'en peux plus, je n'en peux plus! Je pense qu'il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat. Je suis obligée de rester là, de faire la maligne, parce qu'il y a un peu de presse et, d'autre part, il y a l'élection de Barroso (...) Quant tu es à Strasbourg, on voit si tu votes ou pas. Sinon, ça veut dire que tu n'es pas là...»
Le Net, ce grand Satan
Des propos
sortis de leur contexte, «déconnectés des propos et des réponses de mon amie sur le sujet», assure Rachida Dati, qui ne doute cependant pas de sa popularité. «Je crois aussi que ce qui a fait un peu mon lien avec les Français, c'est aussi cette part d'authenticité», estime-t-elle.
Avant de dégainer,
comme d'autres avant elle, sur l'ennemi venu du Web: «On ne me pardonnera rien, on ne m'a jamais rien pardonné», s'agace l'eurodéputée qui «trouve malheureux ce buzz et cette polémique, encore, qui est faite sur le net». Rappelons tout de même que les images sont issues d'un reportage télévisé.
Julien Ménielle