TRANSPORTS - Les syndicats ont quitté la table des négociations...
La négociation salariale entre le patronat et les syndicats du transport routier a tourné court mercredi malgré la proposition du gouvernement de réduire de 100 millions d'euros la taxe carbone des entreprises du secteur afin de les encourager à faire des concessions aux salariés.
Les syndicats de routiers ont accueilli avec colère la proposition jugée insuffisante du secrétaire d'Etat, Dominique Bussereau, de réduire de 100 millions d'euros la taxe carbone, et ont quitté la table des négociations salariales un peu avant minuit et après quelque 10 heures de discussions mercredi.
«De l’autre côté, on a un mur»
«On nous prend pour des cons, on va aller au conflit, c'est tout», a déclaré Gérard Martinez (FO). Selon lui, les 100 millions proposés permettraient au patronat d'augmenter les salaires de 1%.
«On a affaire comme d'habitude à des patrons qui se comportent comme des chasseurs de primes», qui «ne pensent qu'à une seule chose: se faire payer les salaires par quelqu'un d'autre», a lancé Maxime Dumont (CFDT). «Ils n'ont fait aucune proposition, aucune concession (...) Les salariés ont fait des propositions, l'Etat en a fait, de l'autre côté on a un mur», a-t-il déclaré.
Intersyndicale jeudi à 14 heures
Les syndicats réclament des hausses minimales de 4% des salaires, le patronat propose une augmentation de l'ordre de 2%.
Les syndicats doivent se réunir en intersyndicale jeudi à 14 heures pour décider s'ils reviennent ou non à la table de négociations pour une nouvelle séance annoncée pour 16 heures.
Faute d'accord avant vendredi,
les routiers menacent de bloquer à partir de dimanche soir des entrepôts de la grande distribution, ce que le gouvernement souhaite empêcher à quelques jours des fêtes de fin d'année.
Avec agence