Dans le concert de critiques, trois voix s'élèvent. Hier, le directeur de Sciences -Po Richard Descoings, qui a inspiré la réforme du lycée, a commenté sur France Info le projet de transformer l'histoire-géographie en option pour les élèves de terminale S. Il a jugé que les nombreuses critiques adressées à ce projet étaient « un mauvais procès au gouvernement ». Plus étonnant, la FCPE, première fédération de parents d'élèves (à gauche) a rejoint sa comparse de droite, la Peep, estimant que cette réforme n'était pas une « catastrophe ».
« Ce que propose le gouvernement, c'est un programme de la classe de première beaucoup plus généraliste pour les trois séries, avec beaucoup d'histoire-géographie et puis des programmes de terminale plus spécialisés », a précisé Richard Descoings. La suppression des cours d'histoire obligatoires pour les apprentis bacheliers scientifiques est « compensée par une hausse de l'horaire en classe de première », a rappelé hier pour sa part Christiane Allain, secrétaire générale de la FCPE. Ceux-ci auront en effet une heure trente supplémentaire d'histoire-géo par semaine. La Peep a pour sa part dénoncé le « corporatisme » des enseignants « soucieux de garder leurs heures de cours » au détriment de l'« intérêt des élèves ». W