EDUCATION - Il réagit à une pétition d'universitaires inquiets...
L'histoire «va garder la place éminente qui a toujours été la sienne» après
la réforme du lycée menée par le gouvernement, a déclaré dimanche Luc Chatel en réagissant à
une pétition d'universitaires inquiets de sa disparition dans les programmes de terminale S.
«On ne supprime pas le programme d'histoire-géo en terminale scientifique, ce programme sera vu en première. En première, les lycéens de la filière S vont voir leur horaire d'histoire-géo passer de 2h30 à 4 heures», a déclaré le ministre de l'Education nationale. «Que les élèves soient en filière scientifique ou littéraire, ils auront en première quatre heures d'histoire-géo, une discipline qui fait partie du tronc commun de matières partagées», a-t-il précisé.
Une option pour les plus motivés
«L'histoire-géo va garder la place éminente qui a toujours été la sienne dans le système éducatif français et va même voir sa place confortée», a-t-il assuré. «Les lycéens en S seront évalués en fin de première par une épreuve anticipée d'histoire-géo, comme le français. Ils ne feront pas d'histoire en terminale, mais actuellement ils ne font pas non plus de français et je n'ai pas le sentiment qu'ils soient pour autant illettrés», a-t-il jugé.
«Les lycéens en filière S qui seraient spécialement intéressés par l'histoire pourront suivre une option de deux heures d'histoire», a-t-il précisé. «Nous avons créé deux heures par semaine d'accompagnement éducatif, et nous avons dû réajuster l'horaire de chaque matière pour ne pas alourdir l'horaire global. J'ai veillé à ce qu'on ne taille pas dans une seule discipline», a-t-il dit.
Pétition pour sauver l’histoire
Vingt universitaires de renom, comme Jean-Pierre Azéma, Alain Finkelkraut ou Michel Winock, ont
publié dimanche dans le JDD une pétition, dans laquelle ils «s'insurgent» contre la disparition prévue des cours d'histoire en terminale S. La pétition a également été signée par des personnalités, comme Boris Cyrulnik, Philippe Delerm ou Michel Onfray, et des responsables politiques.
Avec agence