Julien Coupat et ses amis n'iront plus pointer

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Publié le 4 décembre 2009.

JUSTICE - Dans une chronique publiée dans Le Monde, le groupe de Tarnac refuse le contrôle judiciaire auquel ils sont soumis depuis un an...

Les dix du groupe de Tarnac se rebellent. Ils ont annoncé qu'ils cessaient de respecter le contrôle judiciaire qui leur est imposé dans le cadre de l'enquête sur les sabotages sur les lignes de TGV survenus en novembre 2008. «Nous désertons. Nous ne pointerons plus et nous comptons bien nous retrouver, comme nous l'avons fait, déjà, pour écrire ce texte. Nous ne chercherons pas à nous cacher», affirment-ils dans un Point de vue publié dans Le Monde et intitulé «Pourquoi nous cessons de respecter les contrôles judiciaires.»

Ils risquent la prison
 
La mise en examen des dix jeunes gens est assortie d'un contrôle judiciaire leur interdisant notamment de se rencontrer, de résider à Tarnac (Corrèze) et les obligeant à se présenter régulièrement dans un commissariat. «Le parquet de Paris a demandé aux juges d'instruction (Thierry Fragnoli, Yves Jannier et Edmond Brunaud, ndlr) de vérifier les conditions du déroulement de ces contrôles judiciaires», a dit un représentant du parquet.

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«Si ces obligations n'étaient pas respectées, le parquet en tirera toutes les conséquences», a-t-on ajouté de même source sans plus de précision. Si le groupe de Tarnac ne respect pas ses obligations, il risque d’être placé en détention provisoire.
 
La justice «au dessous de tout»
 
Cette annonce intervient une semaine après une nouvelle mise en examen dans le dossier, celle de Christophe Becker pour association de malfaiteurs à visée terroriste. «Sa mise en examen situe le point où une procédure ne se poursuit qu'afin de se sauver elle-même», estiment les dix signataires, qui dénoncent une «bouffée délirante d'Etat».
 
«Il n'y a pas besoin de se croire au-dessus de la justice pour constater qu'elle en dessous de tout. Au reste, une société qui se maintient par des moyens si évidemment criminels n'a de procès à intenter à personne», ajoutent-ils. «La police et sa justice n'ont pas leur pareil pour travestir ce qui tombe sous leur regard. Peut-être ne sont-elles finalement que cette entreprise de rendre monstrueux ce qui, aimable ou détestable, se comprend sans peine.»

Considérés comme des membres de la mouvance autonome, les mis en examen dénoncent depuis le début de l'affaire en novembre 2008 une instruction menée uniquement à charge. «Ce qui nous est arrivé n'était pas centralement destiné à nous neutraliser nous, en tant que groupe, mais bien à impressionner le plus grand nombre».
M. D. avec agence
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