Des militants de Greenpeace ont envahi l'hémicycle de l'Assemblée nationale ce mercredi, interrompant le débat en cours sur la conférence de Copenhague. «C'est un envahissement des toits et des tribunes de l'Assemblée», a décrit en temps réel le député UMP Lionel Tardy sur son compte Twitter.
Alors que le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo venait d'achever son discours, une bonne dizaine de militants, qui étaient assis parmi le public dans les tribunes, ont retiré leurs vêtements pour exhiber des tee-shirts où l'on pouvait lire Greenpeace et ont arboré des banderoles jaunes indiquant «Aux actes, monsieur le président».
L'une de ces militants a réussi, dans le brouhaha général, à descendre depuis les tribunes du public, via une corde, jusque dans l'hémicycle au niveau des travées des députés UMP. Elle a été évacuée manu militari, tout comme les autres manifestants. L'attitude de Greenpeace est scandaleuse. «Ce sont des méthodes totalement anti démocratiques voire totalitaires», dénonce le député UMP Yannick Favennec, aussi sur son compte Twitter.
Pression
Une manifestation qui survient cinq jours avant le début du sommet sur le climat, qui s'ouvrira à Copenhague le 7 décembre. Une façon de mettre la pression à Nicolas Sarkozy, le président de la République.
«Aujourd’hui, à l’heure des changements climatiques, ce sont des actes que nous attendons du chef de l’Etat, et non des paroles, écrit Greenpeace dans un communiqué. Le président de la République, qui signera l’accord final à Copenhague, doit dès aujourd’hui aller au-delà des déclarations d’intention et annoncer des chiffres, du concret. C’est ce que lui demandent plus de 450.000 citoyens qui ont déjà signé l’Ultimatum Climatique.»
A l'heure où nous écrivons cet article (15h40), les députés UMP quittent tous l'Assemblée nationale, laissant Yves Cochet (Verts) seul au perchoir. Un peu plus tôt, le président du groupe Nouveau centre François Sauvadet a dénoncé des «pratiques de voyous». A 15h48, la majorité regagne les tribunes, à l'issue du discours d'Yves Cochet.
Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), a annoncé le dépôt de deux plaintes après cette intrusion.
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