«Une action choc» qui «inaugure une nouvelle façon de faire de la politique». Quelque 24 heures après leur baignade dans la Seine, censée attirer l'attention des puissants sur le changement climatique à l'approche du sommet de Copenhague, les jeunes pop’ de l'UMP ne regrettent rien. Pourtant, dimanche, ce sont les forces de l'ordre qui les attendaient à leur sortie de l'eau, au port de Conti, dans le 6e arrondissement de Paris.

Quel qu'en soit le motif, la nage en Seine est interdite depuis 1923. La brigade fluviale s'est chargée de le rappeler aux jeunes militants. «Au début, la police a cru à une manifestation de sans-papiers», raconte dans Le Parisien leur président Benjamin Lancar. «Quand ils ont eu la certitude qu'on était de l'UMP, ils ont compris qu'on ne voulait pas faire de mal à quiconque», conclut le jeune homme.

Tribunal de police

Résultat: ni amende ni interpellation, chacun est rentré chez soi. «Toutes les identités ont été relevées, et les nageurs seront convoqués par le tribunal de police», assure cependant la préfecture de police de Paris à 20minutes.fr. Impunité zéro, donc. Pour un risque toutefois modéré, même si Benjamin Lancar, président des jeunes pop', a assuré à 20minutes.fr «n'avoir aucune nouvelle de la procédure, qui suit son cours».

«Nous avons fait notre travail, que la justice fasse le sien», assène le jeune homme. L'exercice est passible d'une amende de première classe de 38 euros, mais en la matière, rien ne semble figé. «Le montant de l'amende est à l'appréciation du tribunal», précise la brigade fluviale à 20minutes.fr. Pas de quoi refroidir les ardeurs des jeunes pop. Après le plouf dans l'eau à 10 degrés, les UMP en culottes courtes ont annoncé ce lundi dans un communiqué leur intention de continuer à organiser «des événements forts sur des sujets de fond».

Être «moins borderline avec la loi

«L'opération a été un succès», se réjouit Benjamin Lancar. Un succès qui en appelle d'autres, donc, puisque le jeune homme confirme d'autres actions à venir. «C'est un bon moyen d'attirer l'attention», estime-t-il. Mais la prochaine fois, le jeune pop' le promet, il tâchera d'être «moins borderline avec la loi, parce que ce n'est pas un bon exemple».

Benjamin Lancar refuse cependant d'être assimilé aux buzz commerciaux comme celui de Mailorama. L'entreprise avait provoqué des heurts à Paris en annulant une distribution d'argent. «Ça n'a rien à voir, nous n'avons pas troublé l'ordre public et nous avons agi en toute sécurité», se défend le militant qui rappelle qu'«un maître-nageur était présent». Quant à l'objectif... «Notre motivation n'était pas de faire de la pub, mais d'attirer l'attention sur un danger pour l'humanité». Rien de moins.

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