Grippe A (H1N1): l'ouverture des centres de vaccination le dimanche, c'est pas gagné

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Publié le 30 novembre 2009.

SANTE - Le chef de l'Etat a réuni les ministres concernés, l'occasion de faire le point sur le dispositif en place et les améliorations à y apporter...

Travail du dimanche, le retour. Puisque la grippe A (H1N1) ne prend pas de congés, Nicolas Sarkozy a demandé au gouvernement ce lundi d'ouvrir les centres de vaccination le dimanche pour faire face à l'afflux de candidats à l'injection. 

Reste que ce sera «à chaque préfet de prendre sa décision. Les centres sont sous leur responsabilité, c'est à eux d'appliquer les directives en fonction de leurs besoins», expliquait-on ce lundi soir au ministère de l'Intérieur, qui n'était pas à même d'indiquer si des centres seraient ouverts dimanche prochain. En tout cas, la mesure «n'est pas envisagée pour le moment» en Essonne, où on se concentre sur une extension des horaires d'ouvertures en semaine, comme en Gironde ou dans les Pays-de-la-Loire. A la préfecture du Rhône, la question est par contre «sérieusement envisagée», mais l'ouverture dominicale ne se fera probablement que dans les grands centres de vaccination situés en zones urbaines, où l'affluence est importante.

Améliorer l'accueil et l'information au public

L'Elysée a par ailleurs indiqué qu'à partir de mercredi, «plusieurs centaines d'internes en médecine, de médecins du travail et de médecins du service de santé des armées seront affectées» dans les centres de vaccination. «On est tout à fait capable, au titre des armées de mettre entre 100 et 150 équipes vaccinales (un médecin et une infirmière)», avait annoncé plus tôt le ministre de la Défense Hervé Morin sur France Inter.
 
Et en attendant l'ouverture le dimanche, les plages d'ouverture des centres «sont élargies dès cette semaine, en particulier le mercredi, le samedi et en début de soirée», a par ailleurs affirmé un communiqué de l'Elysée. D'autres efforts ont été réclamés aux ministres présents concernant «la qualité de l'accueil dans les centres de vaccination» et l'information au public «sur le fonctionnement des centres et sur les vaccins».
 
Pas question, cependant, de distribuer les vaccins monodoses aux généralistes, qui souhaitent participer à la campagne. «Nous n'avons pas trois millions de doses» de vaccins à dose unique, a affirmé Roseline Bachelot sur RMC/BFM-TV. La ministre de la Santé assure ne disposer que de 250.000 vaccins à monodose sans adjuvant et 500.000 avec adjuvant.
 
Pas de vaccins pour les généralistes
 
«Ces vaccins j'en ai besoin parce qu'en France, il y des gens qui ne vont ni dans les centres de vaccination, ni dans les cabinets médicaux. Ce sont les personnes fragiles, les personnes précaires», s'est justifiée Roselyne Bachelot. «Avec ça, je vaccine les sans-domicile-fixe, je donne les doses unitaires aux équipes de maraude qui vont vacciner les plus fragiles d'entre nous», a-t-elle détaillé.
 
La ministre de la Santé reste ainsi opposée à la vaccination dans les cabinets généralistes. Raison invoquée: «Préserver la capacité des généralistes à traiter les malades grippés.» Selon Roselyne Bachelot, le nombre de consultations pour syndrome grippal augmente de façon significative et les généralistes, très sollicités par les malades, ne sont donc pas en mesure de pratiquer les 200.000 vaccinations quotidiennes nécessaires. Ces derniers affirment le contraire.
C. M. et J. M. avec agence
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