IMMIGRATION - La présidente du Medef s'est élevée contre le projet du gouvernement de fermer les entreprises employant des salariés en situation irrégulière...
Ce n’est pas aux entreprises de faire la police, selon Laurence Parisot. La présidente du
Medef a appelé vendredi sur
Europe 1 le gouvernement a assumer ses responsabilités en matière «de police et de justice». Elle commentait le projet,
présenté par Eric Besson cette semaine, de fermer les entreprises employant des salariés en situation irrégulière.
«L'Etat essaie de nous donner un rôle qui n'appartient qu'à lui», a déclaré Laruence Parisot en demandant de faire la différence entre «des employés au noir», non déclarés, et «ceux qui ont des faux-papiers». Ces derniers «s'acquittent d'impôts et cotisent», a-t-elle précisé. «C'est à l'Etat d'assumer la responsabilité de police ou de justice que tout d'un coup, il voudrait effectivement vouloir confier à certaines entreprises», a-t-elle plaidé.
Le gouvernement souhaite réprimer plus sévèrement l'emploi d'un salarié sans titre de séjour à partir de fin 2010. Dans ce cadre, un texte, transposant une directive européenne de juin 2009, devrait être présenté en conseil des ministres avant Noël. Ce projet prévoit, en cas d'infraction, que le préfet puisse ordonner la f
ermeture d'un établissement «à titre provisoire et pour une durée de six mois maximum».
«Attention de ne pas ajouter de nouvelles contraintes» aux entreprises, a encore mis en garde la patronne des patrons. «Les chefs d'entreprise aujourd'hui attendent de la part du gouvernement un ton d'encouragement et non pas un ton qui soit celui d'une menace.»
B.D. avec agence