Jean-Pierre Treiber a été aidé dans sa cavale

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Publié le 23 novembre 2009.

« A côté de ce que je fais, "Koh-Lanta" c'est du pipi de chat », assurait Jean-Pierre Treiber dans deux lettres écrites fin octobre et publiées dans la presse la semaine dernière. En réalité, l'assassin présumé de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, arrêté vendredi dernier à Melun (Seine-et-Marne) à l'issue d'une cavale entamée le 8 septembre après son évasion de la maison d'arrêt d'Auxerre, ne vivait pas reclus dans les bois. Il aurait bénéficié de complicités, au moins depuis le 10 octobre, a indiqué, hier soir, le parquet d'Auxerre.

En tout, trois couples auraient fourni une aide logistique, plus ou moins soutenue, à Treiber dans sa cavale. Sur les six suspects, quatre ont été déférés hier soir devant une juge d'instruction à Auxerre, et mis en examen pour « recel de malfaiteurs », délit passible de trois ans de prison. Deux ont été placés en détention. Il s'agit des deux hommes « qui nous paraissent le plus impliqués », a déclaré le procureur d'Auxerre, François Pérain. Le premier est un ancien collègue de Treiber, à l'époque où celui-ci était garde forestier dans l'Essonne. Il aurait logé le fugitif dans sa ferme des Ecrennes (Seine-et-Marne) dès le 10 octobre. Treiber se serait présenté à lui « affamé, amaigri et demandant du secours », l'ami « a donc décidé de l'aider et de l'héberger dans une dépendance de sa ferme », explique le procureur. Sa femme, mise en examen également, n'aurait eu « qu'un rôle marginal ». L'autre homme incarcéré est celui qui a fourni le studio de Melun à partir du 8 novembre. Aucune charge n'est retenue contre son épouse. Un ancien convoyeur de fonds, qui aurait fourni une fois du fromage et de la confiture pour Treiber, a aussi été mis en examen, et sa femme disculpée. Les enquêteurs soulignent qu'ils ont multiplié les écoutes téléphoniques et les filatures pour identifier ces trois couples d'une cinquantaine d'années.

Jean-Pierre Treiber a été mis en examen pour évasion vendredi à Auxerre, puis placé en détention à Fleury-Mérogis. W

Charlotte Mannevy (avec AFP)
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