JUSTICE - C'est ce qu'a laissé entendre le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë...
Bertrand Delanoë, lors du
Grand Rendez-Vous d'Europe 1-Aujourd'hui en France, a suggéré dimanche que la Ville pourrait retirer ses demandes de réparation financière dans le futur procès de son prédécesseur Jacques Chirac pour détournements de fonds publics, s'ils étaient remboursés.
«Si cela était fait, si c'était effacé, je préférerais pour tout le monde parce que moi je n'en veux pas particulièrement à Jacques Chirac», a-t-il affirmé, parlant de son «devoir vis-à-vis de Parisiens» d'obtenir «la vérité et l'éventuelle réparation».
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Pour rappel, Jacques Chirac a été
renvoyé le 30 octobre en correctionnelle pour «21 supposés emplois ficitifs». La Ville de Paris est partie civile dans cette procédure depuis 2001, a rappelé Delanoë. Après son élection à la mairie, il avait «pris le relais au nom des Parisiens» d'une action en justice intentée d'abord par des particuliers, a-t-il expliqué.
Remboursements en jeu
«Si je vous entends bien, si les sommes détournées sont remboursées, vous retireriez votre constitution de partie civile?», l'a interrogé un journaliste.
Le maire de Paris a alors rappelé que lors de la condamnation d'Alain Juppé en 2004,
dans une autre affaire d'emplois fictifs, offerts cette fois à des permanents du RPR, «les sommes ont été remboursées» par le parti. «Quand M. Juppé a été condamné, ce que j'ai aussi un peu regretté quelque part, l'UMP (qui a succédé au RPR) a aussi remboursé la dette parce qu'il y avait caractérisation» du délit, a aussi fait valoir Delanoë.
C'est la première fois que l'élu socialiste s'exprimait sur le sujet depuis le renvoi en correctionnelle de Jacques Chirac - qui fut maire de Paris de 1977 à 1995 - pour de présumés emplois fictifs rémunérés par la mairie en 1994-95.
A. A. avec agence