POLITIQUE - La présidente de Poitou-Charentes prévient qui rien ne pourra l'ébranler en vue des régionales...
Il en faudra plus pour l’abattre. Dans un entretien à paraître dans le
Journal du Dimanche, l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, a prévenu «que ceux qui pensent pouvoir (l)'abîmer aux régionales en seront pour leurs frais».
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Interrogée sur le fait de savoir
si la querelle avec son ex-lieutenant Vincent Peillon pour le leadership du courant l'Espoir à gauche l'avait «abîmée», elle a répondu : «Rien n'est abîmé. Au contraire, les gens se ressoudent de façon inimaginable»... Avant d'évoquer le soutien qui lui a été témoigné dans son fief de Poitou-Charentes.
«Dimanche dernier (au lendemain des rencontres de Dijon où la querelle a éclaté, ndlr), tous les élus étaient autour de moi», a ajouté la présidente PS de la région. «En 2004, un quart des élus me soutenaient! On se serre les coudes, les gens n'ont pas envie que la droite revienne. Ceux qui pensent pouvoir m'abîmer aux régionales en seront pour leurs frais».
«Remettre de l’ordre dans la fiscalité»
«Je m'apprête à mener campagne sereinement en portant fièrement l'énorme travail accompli», a-t-elle poursuivi, avant de dénoncer la politique budgétaire et fiscale du gouvernement.
«Ce qui est sidérant, c'est la taxe carbone imposée aux Français qui la rejettent massivement, ou la suppression brutale, à l'aveugle, de la taxe professionnelle», a dit l'ex-rivale de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007. «Il faut d'abord remettre de l'ordre dans la fiscalité. Et il serait économiquement injuste d'augmenter les impôts des Français tant qu'on ne revient pas sur le bouclier (fiscal) ou sur la dette», selon elle.
«Il y a un paradoxe: l'Etat s'en prend aux régions mais en même temps, il leur demande de financer des dépenses qui sont de sa responsabilité», a-t-elle encore dit, en citant «le financement des lignes de TGV», ou «le financement des routes nationales».
N. B. avec agence