10h52: "On est prêts à discuter avec vous, mais on ne remettra pas en cause les grandes lignes de notre projet." Le discours est fini, Nicolas Sarkozy invite les maires présents à poser des questions, à lui comme aux ministres.
10h50: "Nous n'avons pas le choix." Il faut réformer. Le président dément que sa tendance à la réforme est dûe à son caractère, mais indique, émotion dans la voix, qu'il "ne peut se résoudre à avoir les meilleures universités du monde". Hum.
10h48: Nicolazs Sarkozy aborde la réforme de La Poste. Cette dernière "va mourir si on elle continue d'être organisée autour du courrier", alors qu'il y en a de moins en moins. Le président comprend l'inquiétude des maires de "bourgs", mais indique qu'on "ne peut pas épuiser le pays avec des services publics où personne ne vient." Il faut que les services publics soient disponibles au niveau des bassins ruraux, et non de chaque village. Il appelle à une discussion avec les maires, Michel Mercier, François Fillon et lui-même pour dessiner la meilleure carte des services publics possible.
10h47: La politique d'aménagement du territoire doit changer. Au XXe siècle, elle a été organisée pour aider les territoires - ruraux - qui perdaient de la population. Or, au XXIe siècle, ils en gagne. Il faut donc modifier cette politique d'aménagement. Elle doit être "beaucoup plus dynamique".
10h45: Il faut que les communes travaillent ensemble. Le président prend l'exemple de Nancy et Metz, qui ont mis en commun leurs universités pour avoir une "excellence universitaire". C'est la bonne façon de procéder pour Nicolas Sarkozy.
10h44: "Quand on donne du temps, on créé l'inquiétude. Depuis le temps que la France donne du temps au temps" ironise le président.
10h43: Girit31 nous dit que "Son discours est fait de petits compliments par ci par là aux communes pour se les mettre dans la poche!"
10h41: La compétence générale ne peut être partagée. "C'est important, quand on peut tout faire, on fait tout." Il veut définir un bloc de compétences pour les régions, un pour les départements, et la compétence générale pour la commune. C'est la seule façon de "sortir du piège" du mandat unique: les élus nationaux ne doivent pas être coupés des élus de terrain.
10h40: La réforme des cantons, obligatoire. "Le nouveau découpage cantonal ne m'amuse pas, mais on doit le faire." Nicoals Sarkozy indique qu'il veut garder le canton pour que tous les territoires soient représentés, et que tous les départements aient au moins 15 conseillers territoriaux. "François Fillon peut en témoigner."
10h39: "Le contribuable national et le contribuable local, c'est le même." Pourquoi y aurait-il le double de conseillers territoriaux?, s'interroge le président.
10h38: Dire que "les élus locaux dépensent mieux que l'Etat", c'est le succès garanti devant les maires, mais le président ne le dira pas. Il fait le voeu que la France ne soit plus la championne d'Europe des dépenses publiques. "Je me passerais bien de ce classement."
10h36: Hommage à Michel Rocard, qui a eu une "bonne idée": supprimer la concurrence entre départements et régions. Sarkozy fait le pari que "Chacun d'entre vous à un jour pesté contre la complexité de notre organisation territoriale."
10h35: La commune doit être au coeur, c'est la région et le département qu'il faut réformer. Et le président d'indiquer, moqueur: "Si le congrès des maires, c'était facile, tous les présidents y seraient allés".
10h32: La réforme territoriale, deuxième gros morceau. Le président a voulu tout faire en même temps, car cela lui semblait cohérent: "le seul niveau pertinent pour avoir la clause de compétence générale, c'est la commune". Applaudissements dans la salle. Il ironise, "On prend un petit bout du quatre-quart, et on dit stop au bourratif. Moi, j'ai préféré qu'on fasse tout en même temps."
10h30: "Le nouvel impôt sera bien meilleur pour vous." L'impôt remplaçant la taxe professionnelle sera prélevé sur la valeur ajoutée. Sarkozy tente de convaincre les maires.
10h28: "Péréquation", le nouveau mot de Sarko. Les maires ne peuvent pas avoir seulement une autonomie fiscale. Il faut qu'il y ait péréquation, c'est-à-dire un rééquilibrage entre communes, entre les différents niveaux de l'Etat en ce qui concerne les finances.
10h27: Sarkozy dit souhaiter un échange entre maires ministres, et lui-même, après avoir énoncé les réformes majeures.
10h26: Cobralito nousdit "De toute façon, Sarko veut réformer la taxe professionnelle et convaincre les maires qu'elle est utile. Pourquoi pas après tout?"
10h25: Nicolas Sarkozy ne va pas "rouler les maires encore une fois dans la farine". Il rappelle qu'il a été longtemps élu local (à Neuilly-sur-Seine), et qu'il comprend leurs inquiétudes sur le sujet de la taxe professionnelle.
10h24: Objectif compétitivité. "La France ne peut pas être la seule en Europe à taxer les entreprises", alors qu'il y a un phénomène de perte de l'emplois.
10h22: "On ne peut donc contiuer ainsi en gardant la taxe professionnelle telle qu'elle est." Sinon, dans 10 ans, il n'y aura plus d'assiette du tout, selon lui.
10h21: La France a perdu un demi-million d'emplois industriels ces dernières années. Tous les maires lui ont rappelé cette réalité lors de sa campagne électorale en 2007. "Quand l'assiette s'épuise, il n'y a plus de taxe professionnelle." "Comment redynamiser, revitaliser, comment recréer des emplois dans notre pays", est la question que se pose Nicolas Sarkozy?
10h20: Les départements ont une légitimité incontestable. "Une légitimité historique, économique incontestables".
10h19: Il faut conserver nos 36.000 communes. Nicolas Sarkozy affirme qu'il a toujours été contre la suppression administratives des communes, issues de l'Histoire, une "richesse démocratique". Il met au défi quiconque de trouver un propos de sa part allant à l'encontre de celà.
10h18: Le monde change, nous devons changer aussi. Le président rappelle que "personne ne peut penser qu'alors que le monde est en pleine globalisation, la France puisse rester immobile". Le pays doit se moderniser, c'est une "question centrale" pour le Gouvernement.
10h17: Il embraye sur les réformes. Selon lui, les "réformes faciles" ont toutes été faites par les gouvernments précédents, mais pas les "difficiles". Il affirme qu'il a été élu pour affronter les problèmes et tenter de les résoudre. Il martèle qu'il "ira jusqu'au bout".
10h15: Le président présente ses excuses pour ne pas avoir été présent au Congrès la semaine passée. La tendance au mea culpa continue....
10h10:Ca commence. Nicolas Sarkozy salue les quelque 700 maires présents.
10h05: Le discours va bientôt commencer. Nicolas Sarkozy devrait parler suppression de la taxe professionnelle et réforme territoriale aux 700 élus qu'il reçoit à l'Elysée ce vendredi.
Un maigre rattrappage pour les élus, inquiets face aux projets du gouvernement, et qui ont été déçus de l'absence du président au Congrès des maires de France qui s'est tenu cette semaine à Paris. «Remplacer sa présence au Congrès par une invitation sous les lambris élyséens pour quelques centaines de privilégiés ne saurait tenir compte de débat démocratique», a estimé le secrétaire général de l'AMF, l'ancien ministre socialiste André Laignel. La plupart des élus de gauche ont donc rejeté l'invitation lancée pour ce vendredi.