« Disqualifiée » pour 2012. Vincent Peillon ne décolère pas de s'être fait voler son débat ce week-end par Ségolène Royal. Interrogé sur le plateau de « Dimanche+ » sur Canal+, l'eurodéputé socialiste a estimé que la présidente de la région Poitou-Charentes « ne pourra pas nous faire gagner » la présidentielle de 2012.
En cause, la venue surprise de Ségolène Royal à une réunion à laquelle elle n'était pas conviée. Car, à Dijon, Vincent Peillon voulait mettre autour de la même table, - dans le cadre du « Rassemblement social, écologique et démocrate » -, les différentes tendances de la gauche, d'Europe Ecologie aux amis de Robert Hue (PC), en allant jusqu'au MoDem, représenté par Marielle de Sarnez. Objectif : laisser les petites bisbilles et autres ambitions présidentielles au vestiaire pour pouvoir échanger, tranquillement, sur l'éducation. Jouant la carte de la « récupération », Royal a été la seule à ne pas avoir « respecté » cette règle, a déploré Vincent Peillon. Ségolène Royal y a vu une belle occasion de rappeler qu'elle existait. Qu'elle pouvait rendre visite à « sa » famille quand elle le voulait. Et ce, sans carton d'invitation. D'autant qu'elle a fondé, il y a un an à Reims, le courant Espoir à gauche, à la base de ces rencontres, et désormais animé par son ancien lieutenant Peillon. Bref, sans elle, ce courant, et donc ces débats, « n'existerait pas ». Hier, la candidate malheureuse à la présidentielle de 2007 a encore rappelé que la politique, « c'est de rassembler, pas d'exclure ». Mais, elle a assuré que l'« incident était clos ». Pas sûr qu'il le soit pour tout le monde. W