JUSTICE - Déjà condamné pour treize agressions sexuelles, Thierry Chichportich comparaissait pour deux nouveaux viols...
Thierry Chichportich, surnommé «le masseur des stars», a été condamné ce vendredi à douze ans de réclusion criminelle pour viols
par la cour d'assises des Alpes-Maritimes.
Cette condamnation, qui vient s'ajouter
à une première peine de dix-huit ans ans, à laquelle il avait été condamné en 2006 également pour viols, a été assortie d'une période de sûreté des deux tiers. Son avocat, Adrien Verrier, a indiqué qu'il demanderait à la chambre de l'instruction
la confusion des peines.
Devant la cour, Thierry Chichportich, 50 ans, a nié aussi bien les treize premiers viols que les deux nouveaux qui lui sont reprochés. Selon lui, les «pseudo-victimes» ont déposé plainte pour obtenir de l'argent.
Un délai entre les viols et les plaintes
«A un moment, j'ai senti un corps lourd sur le mien. Une sensation de pénétration. Ça m'a réveillée», a raconté Christine, 37 ans, manucure dans la région parisienne. La plaignante s'était endormie après avoir dîné chez Thierry Chichportich, à Cannes en 2001.
Interrogée par la présidente Anne Segond sur le délai entre le viol présumé et son dépôt de plainte en 2006, Christine, l'esthéticienne, a répondu qu'elle avait à l'époque d'autres problèmes à régler et qu'«elle avait laissé ça de côté» jusqu'au jour où, entendant parler du premier procès à la télévision, elle s'était dit: «Là, il faut que je me rende justice.»
Un «personnage monolithique moulé dans des dénégations»
L'avocat de la partie civile a souligné «les coïncidences extrêmes» entre les récits des deux jeunes femmes, qui ne se connaissent pas. Cécile, chargée de communication, a également rencontré Thierry Chichportich à Cannes en 2001, et affirme s'être endormie après avoir bu une tasse de thé qu'il lui avait servie dans une cabine de la plage du Carlton.
Dans son réquisitoire, l'avocate générale a souligné l'absence d'empathie de Thierry Chichportich, un «personnage monolithique moulé dans des dénégations qu'il alimente à foison».
J. M. avec agence