ACCIDENT - En attendant l'appel devant la justice...
Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a promis mercredi de «mettre tout sur la table» dans
l'affaire du Bugaled Breizh, qui avait fait cinq morts en 2004, assurant «qu'aucun sous-marin français» n'était impliqué dans le naufrage du chalutier survenu pendant un exercice de l'Otan.
Interrogé par Canal+ sur l'initiative d'une quarantaine de maires bretons qui ont demandé au président de la République la levée du secret défense dans cette affaire, Hervé Morin a indiqué qu’il les recevrait, assurant toutefois que «tout a déjà été fourni là-dessus».
Quelques heures plus tard sur RTL, le ministre s'est dit «sûr» qu'il «n'y a pas de sous-marin français concerné dans cette affaire», faisant valoir que son «prédécesseur, Michèle Alliot-Marie, a levé le secret défense sur l'ensemble des documents» classifiés par le ministère de la Défense.
L'enquête sur le naufrage du Bugaled Breizh avait pointé l'implication «hautement probable» d'un sous-marin nucléaire d'attaque. Mais le juge d'instruction de Quimper avait refusé de poursuivre ses investigations, estimant que celles-ci étaient «sans espoir» d'aboutir en raison notamment du secret défense.
Avec agence