Incendie de Marseille: pas de balles traçantes après enquête

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Publié le 6 novembre 2009.

JUSTICE - Un élément à décharge pour le légionnaire mis en examen dans cette affaire...

La responsabilité pourrait être collective. L'incendie qui a ravagé mille hectares aux portes de Marseille, le 22 juillet dernier, a bien été déclenché par une séance de tirs militaires. Mais contrairement à ce qui avait été évoqué, des balles traçantes n'ont pas été utilisées. Des balles sont tout de même mises en cause. Le rapport remis aux juges d'instruction de Marseille en charge du dossier, qui s'appuie sur les douilles retrouvées sur les lieux, indique qu'il s'agit de munitions classiques.
 
Réorienter l'enquête vers la chaîne de commandement

Ces conclusions pourraient, selon des sources judiciaires, constituer un élément à décharge pour le légionnaire mis en examen dans cette affaire au motif qu'il avait utilisé des balles traçantes. Cet élément pourrait également réorienter l'enquête vers la chaîne de commandement militaire à l'origine de la séance de tirs.

>> Les photos de l'incendie envoyées par nos internautes, c'est ici

 
«On pourrait déboucher sur des poursuites collectives, au civil ou devant le tribunal administratif, plutôt qu'au pénal», a estimé une de ces sources, rappelant que l'opportunité de la séance de tirs, par forte chaleur et dans une zone à risque pour les incendies, avait été mise en cause dès cet été.
 
Hervé Morin a parlé trop vite

Jusqu'à présent, seule la responsabilité de l'adjudant Philippe Fontaine, le légionnaire qui dirigeait la séance de tirs dans le camp de Carpiagne d'où sont parties les flammes, était en cause. Il lui avait été reproché d'avoir utilisé des balles traçantes interdites durant l'été dans les zones à risque pour les incendies.
 
Le ministre de la Défense, Hervé Morin, avait même parlé d'erreur «individuelle» au lendemain de l'incendie et une enquête de commandement militaire, fin juillet. Il avait désigné le sous-officier comme «seul responsable» du feu.
 
L'armée a déjà contribué, matériellement et financièrement, à la restauration des massifs touchés par l'incendie aux côté de l'Office national des forêts. Le coût total de l'opération a été évalué à 843.000 euros par la mairie de Marseille en septembre. Depuis, la mairie a estimé que l'incendie était aussi la cause directe de coulées de boues qui ont inondé en octobre des lotissements de la ville, et pour lesquelles le maire UMP de la ville Jean-Claude Gaudin a réclamé que l'état de catastrophe naturelle soit déclaré.
M. D. avec agence
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