SOCIAL - Ils voulaient renégocier un accord sur la réorganisation du travail...
Le blocage de l'usine
Dunlop-Goodyear d'Amiens-sud, entamé mercredi pour renégocier un accord sur la réorganisation du travail en 4X8, a été levé vendredi soir, suite à une décision de justice saisie en référé, a-t-on appris samedi auprès des syndicats et de la direction. «Le tribunal de grande instance d'Amiens, saisi en référé, a ordonné vendredi après-midi aux salariés de rendre le libre accès à l'usine. Depuis, conformément à cette décision, le site d'Amiens-sud n'est donc plus bloqué», a annoncé samedi à l'AFP une porte-parole de Dunlop-Goodyear.
1.000 euros d'astreinte en cas de non levée du blocage
«Aux alentours de 17h, hier (vendredi), le libre accès au site a été rendu suite à une décision de justice, qui menaçait dix salariés d'une peine de 1.000 euros d'astreinte par jour, en cas de non-levée du blocage», a confirmé Thierry Recoupé, délégué syndical CFTC de l'usine d'Amiens-sud.
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Cependant, «même si l'accès à l'usine est de nouveau libre, le piquet de grève continue jusqu'à lundi matin, et l'usine n'a toujours pas repris son rythme normal de production», a assuré Patrice Martin, délégué Sud-Chimie, précisant que samedi matin, une vingtaine de salariés étaient toujours rassemblés devant l'usine. «On espère que la direction a compris le message», a-t-il ajouté en précisant qu'une prochaine réunion de négociation est d'ores et déjà prévue pour mardi.
Sanctions disciplinaires
Parallèlement, la direction de Dunlop-Goodyear a entamé une procédure de sanctions disciplinaires à l'encontre de plusieurs salariés, accusés de tentatives de vol et de dégradations dans l'usine dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué la porte-parole de Dunlop-Goodyear.
«Actuellement, 5 salariés sont mis à pied et des procédures de licenciement ont été engagées», a déclaré M. Recoupé. Les salariés de l'usine d'Amiens-sud (1.100 personnes) avaient accepté en 2008 de signer un accord de réorganisation du travail en 4X8 après un référendum du personnel. Début septembre, cette réorganisation du travail a été remise en cause par le tribunal de grande instance d'Amiens, ce qui a obligé la direction a renégocier un accord avec les syndicats du site.
Avec agence