SANTE - Certains sont réticents, mais d'autres ont demandé à bénéficier de l'injection rapidement...
Ceux qui ne
refusent pas de se faire vacciner sont pressés. A la demande du
syndicat MG France, les médecins généralistes exerçant en dehors des hôpitaux vont pouvoir bénéficier d'une injection dès lundi, alors qu'ils étaient censés
attendre au moins une semaine de plus.
«De nombreux collègues ont formulé cette demande parce qu'ils sont quotidiennement en contact avec des patients touchés par la grippe A», a expliqué à 20minutes.fr le Dr Martial Olivier-Koehret, président de MG France. Et, même si les autorités sanitaires ont décidés de
les placer au centre du système, les généralistes n'étaient pas considérés comme prioritaires.
Plus la pandémie progressera, plus les réticences s'estomperont
«Nous sommes pourtant en première ligne», regrette Martial Olivier-Koehret, qui déplore que «les médecins de ville passent toujours après les autres». Et même si les
sondages menés par son syndicat ont mis en évidence
la «réticence» de ses confrères à se faire vacciner, il estime que celle-ci devrait s'estomper au fur et à mesure que le pandémie progressera.
«Un second sondage a été réalisé, les résultats sont en cours d'exploitation», annonce le médecin. En attendant, ses confrères qui le souhaitent pourront «se greffer sur le dispositif de vaccination des personnels hospitaliers». Ils seront d'autant mieux accueillis que ces derniers
ne se bousculent pas au portillon. «Les candidats à la vaccination se comptent sur les doigt d'une main», reconnaît Martial Olivier-Koehret.
Julien Ménielle