POLITIQUE - La délégation s'est rendue à Kaboul pendant trois jours...
Le président du Sénat Gérard Larcher et les trois présidents des groupes UMP, PS et Centriste ont essuyé à plusieurs reprises des tirs en Afghanistan lors d'une visite de trois jours, a indiqué vendredi Jean-Pierre Bel le chef de file des sénateurs PS.
Des tirs de roquettes contre leur hôtel
«On a senti la poudre», a déclaré Jean-Pierre Bel. Confirmant une information de
La Dépêche du Midi, l
e sénateur a expliqué avoir une première fois essuyé des tirs mardi alors que la délégation revenait en hélicoptère d'une visite auprès des postes avancés de l'armée française, à l'est de Kaboul.
«J'étais dans un des trois hélicoptères de la délégation assis à côté du président Larcher, heureusement nous étions trop haut pour être atteints. Nous revenions à Kaboul après avoir visité les deux postes avancés de l'armée française,
à l'est, pas loin de la vallée d'Uzbin où le 18 août, 10 soldats avaient été tués dans une embuscade», a raconté Jean-Pierre Bel.
Des tirs de roquettes contre leur hôtel
Le lendemain, ce sont deux tirs de roquettes qui ont visé l'hôtel à Kaboul, où ils étaient logés, dix minutes après qu'ils l'ont quitté pour se rendre à l'ambassade de France. «Puis, dans la nuit de mardi à mercredi à Kaboul, on a d'abord été réveillé par l'attentat vers 4 heures du matin à environ 300 m de notre guest house, l'hôtel Serena, contre l'ONU. Quand on a quitté l'hôtel tôt, les combats continuaient et puis 10 minutes après notre départ, deux roquettes sont tombées l'une sur le toit de l'hôtel et l'autre dehors devant la réception, heureusement sans faire trop de dégâts», a poursuivi le sénateur de l'Ariège.
Un nouveau tir a ensuite eu lieu sur le trajet de la délégation après son passage. «Je ne peux pas affirmer que notre délégation a été précisément visée, car c'est le jour où il a eu le terrible attentat co
ntre la maison d'hôtes des employés étrangers de l'ONU», a-t-il souligné. Cet attentat a fait au moins huit tués, dont au moins cinq employés étrangers de l'ONU. «
Mais avant le 2ème tour des élections le 7 novembre, les talibans font tout pour déstabiliser, tous les symboles sont bons», a-t-il estimé.
«On ne peut pas imaginer rester là-bas comme une armée d'occupation»
«Au sein de la délégation, toutes tendances confondues, après cette expérience, on s'est dit qu'on avait besoin de réfléchir, de se poser. On ne peut pas imaginer rester là-bas comme une armée d'occupation, on est là pour aider au développement, mais un retour doit être programmé dans le temps pour que les Afghans aient les moyens de consolider leur armée, un Etat de droit», a-t-il également déclaré. Il a indiqué qu'un débat sur l'Afghanistan, programmé pour le 16 novembre au Sénat, pourrait être retardé un peu «afin de prendre en compte l'évolution après les élections».
M. D. avec agence