Agriculture: les syndicats peu emballés par les annonces de Nicolas Sarkozy

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Publié le 27 octobre 2009.

REACTIONS - Pour les uns «ça va dans le bon sens», mais pour les autres, il y a «peu d'éléments très positifs»...

Quelques heures après les déclarations de Nicolas Sarkozy sur les mesures d’aide aux agriculteurs ce mardi, les syndicats commencent à réagir. Pour le président de la FNSEA, le syndicat majoritaire, Jean-Michel Lemétayer, le plan d'urgence va «dans le bon sens» mais il souligne qu'il faut aller vite et avoir une politique sur les prix.
 
«Jamais un plan, aussi important soit-il ne remplacera une politique des prix pour assurer un bon revenu à nos paysans», nuance Jean-Michel Lemétayer. «Nous disons au président "chiche". Mettez-le rapidement en oeuvre, de manière simple et efficace, de façon à ce que nos producteurs puissent bénéficier du soutien à leur profession», a-t-il ajouté.
 
Jean-Michel Lemétayer a rappelé que les agriculteurs espéraient, par exemple, «un effort plus important sur les charges patronales. Là encore, l'effort est là mais ne va pas compenser les énormes distorsions du coût du travail par rapport à nos voisins européens».
 
«Des classiques»
 
La Confédération paysanne, syndicat minoritaire d'agriculteurs, a estimé quant à elle qu'il y avait «peu d'éléments très positifs» dans les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy. Pour Philippe Colin, porte-parole de ce syndicat, le président de la République a apporté des «réponses beaucoup plus conjoncturelles que structurelles».
 
Les mesures annoncées, comme la «prise en charge de cotisations sociales, prises en charges d'intérêts», sont des «classiques», «habituellement utilisées dans des cas d'événements climatiques», a-t-il souligné. Ces mesures sont insuffisantes, a-t-il jugé estimant que «l'Etat ne compensera jamais l'ampleur du manque à gagner».
 
«Nicolas Sarkozy semble découvrir qu'il y a des causes structurelles à cette crise et qu'il convient de modifier la politique européenne. Il nous dit ça un an après la présidence française de l'UE», a ironisé Philippe Colin, regrettant que le Président ait «fort peu fait référence» au fait que «cette crise est structurelle, elle est bien le résultat des politiques, elle n'est pas le résultat d'un désordre climatique ou sectoriel».
O.R. avec agence
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