Grippe A (H1N1): les indicateurs sont au rouge

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Publié le 26 octobre 2009.

SANTE - L'épidémie arrive, notamment dans le nord de la France...

Maintes fois annoncée, elle s'est fait attendre. Mais il semble que cette fois-ci, l'épidémie de grippe A (H1N1) est imminente. Elle a même déjà montré le bout de son nez dans la moitié nord de la France. «Depuis deux semaines, le taux de positivité des prélèvements augmente en Ile-de-France, en Bretagne et dans le Nord-Pas-de-Calais, aussi bien en médecine de ville qu'en médecine hospitalière», indique à 20minutes.fr Ana Burguier, responsable adjoint du centre national de référence de la grippe A pour le nord de la France.
 
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Les chiffres parlent d'eux-mêmes: la semaine du 5 au 9 octobre, 105 prélèvements étaient positifs sur 821 effectués, contre 52 sur 1.032 la semaine précédente. «Si ça continue à s'affirmer sur une troisième semaine consécutive, on pourra dire que l'épidémie est là», constate Ana Burguier.
 
«Semaine atypique» avec les vacances

Les données du dernier bulletin de l'Institut de veille sanitaire, publié le 20 octobre, confirment cette tendance pour l'Ile-de-France. Selon l'Invs, le pourcentage de prélèvements positifs pour le virus A (H1N1) sont bien en augmentation et depuis deux semaines, l'augmentation du recours aux urgences pour grippe est particulièrement marquée chez les enfants de moins de 15 ans.

Le professeur Pierre Carli, directeur médical du Samu de Paris, constate dans Le Figaro ce lundi «une forte poussée de grippe en région parisienne, surtout chez les enfants, qui pourrait marquer le début de la pandémie». Et ce malgré les vacances scolaires. «C'est une semaine un peu atypique, souligne le réseau des Grog (Groupes régionaux d'observation de la grippe), joint par 20minutes.fr Tout le monde est dispersé, les enfants se contaminent moins à l'école mais ça se diffuse dans les familles, qui se rendent visite.»

«Réveil de l'hiver»

Selon le quotidien, SOS Médecins enregistre une hausse de près de 20% des appels au cours de la semaine passée. Le temps d'attente téléphonique dépassait ce lundi les six minutes.
 
Cette augmentation des cas «est probablement liée aux températures mais aussi aux échanges entre la France et la Belgique, où il y a une forte incidence de la maladie», précise Ana Burguier. «C'est logique. Dans l'hémisphère sud, ça se calme puisqu'ils rentrent en été. Alors que dans l'hémisphère nord, l'hiver se réveille.»
C. F.
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