« La sécurité des patients n'est plus assurée » à moins de 1 500 opérations par an. Le ministère de la Santé a indiqué, ce week-end, qu'il existe un projet d'arrêté de fermeture de blocs, confirmant des informations du Quotidien du médecin. Le texte devrait paraître « d'ici à la fin de l'année ».
Le seuil de 1 500 actes annuels est « le chiffre le plus vraisemblable, mais c'est encore à l'état de discussions », ont précisé les services du ministère. D'après les chiffres de la direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins cités par le journal, 182 blocs opératoires sont ainsi menacés de fermeture. « On est désespérés, soupire Michel Antony, président de la Coordination pour la défense des hôpitaux de proximité. On nous parle de sécurité, mais ce qui est dangereux, c'est de pousser les gens sur les routes pour aller se faire soigner ! »
Selon l'organisation, ces fermetures vont encore accentuer les fractures entre territoires. « Il y aura des zones où il sera impossible de se faire soigner parce qu'il n'y aura plus de services de santé, et d'autres où l'on ne pourra pas se faire opérer parce que les hôpitaux seront surchargés », poursuit Michel Antony. Et ce sont surtout les hôpitaux publics qui seraient touchés, avec plus d'un quart des blocs menacés, contre 9 % dans les cliniques privées. W