17h: L'audience est levée
16h59: "Vous êtes le gardien des libertés"
16h55: On parle de la déclaration de Nicolas Sarkozy à propos de "coupables", au lieu de prévenus
"Ce n'est pas un lapsus, c'est un avocat, et pas de fraiche date", déclare Me Iweins. "Le président ne s'est pas retracté".
16h50: Maître Iweins prend la parole pour aborder un point de procédure
16h48: "C'est aussi quelqu'un qui a 4 enfants" poursuit l'avocat qui demande la clémence.
16h47: Maintenant on parle réinsertion et agrégation de mathématiques: le concours qu'a passé Imad Lahoud. "A quoi ca sert de le remettre en prison? Cet homme-là est aujourd'hui un professeur de mathématiques, c'est pas que l'escroc qu'on peut dire".
16h46: "On ne peut pas faire croire qu'un homme ne vaut rien", continue Me Pardo.
16h45: "Imad Lahoud, une face triste qui fait rire tout le monde"
16h44: "Des Imad Lahoud, on en trouve toujours. Dans les affaires de toxicomanie, ca s'appelle une mule."
16h42: Il y a un dernier argument: "sans Lahoud il n'y a pas d'affaire Clearstream" a dit le procureur. "Vous vous trompez" répond Me Pardo, son avocat, "il y a une autre affaire: couper les ailes de l'oiseau".
16h40: Imad Lahoud ne pouvait pas connaître les cercles de connaissances de Gergorin.
16h27: Maître Pardo va exposer 6 points de doutes.
1- les déclarations de Willing, "un homme respecté dans l'intelligence économique". Il confie, lui, avoir envoyé des listings mal orthographiés à Gergorin, qui se sont retrouvés dans les listings. >> C'est pas Imad Lahoud qui a introduit les éléments, d'après l'avocat.
2- Madame Joulin se retrouvre dans les listings. Une intime de Gergorin. On retrouve son surnom dans les listings et non son nom. Pourtant très peu de personnes connaissent ce nom.
3- Hakluyt: un cabinet d'intelligence économique anglais. Selon Gergorin, les 4 millions 200 000 euros versés étaient utiles pour faire des verifications sur les listings et sur les noms. Selon Gergorin, pourtant, c'était un secret d'Etat français et pourtant, il fait faire des vérifications à un cabinet d'intelligence économique anglais.
4- Lahoud est-il le point de sortie des fichiers? On ne peut avoir qu'un doute, répond l'avocat, car on les a aussi retrouvé sur la clé USB de Gergorin (qui contient meme d'autres fichiers falsifiés).
5- Est-ce qu'Imad Lahoud pouvait constituer seul les listings? Il y a 9.000 transactions.
6- Ce qui fait douter c'est un témoignage, développe Me Pardo, celui de Bourges, qui dit ne pas savoir ce qu'il a remis à Lahoud.
16h24: "Maintenant, je voudrais vous dire une chose: on a beaucoup parlé des principes ici, de la présomption d'innocence, voyez-vous, il y a des symboles. L'Etat de droit, la protection des droits c'est quelque chose de beaucoup plus important. Le doute, le doute doit profiter au prévenu, le doite doit profiter à l'accuser. Parler de doutes dans l'affaire Clearstream est tout à fait à propos."
16h16: Dans la salle plusieurs personnes semblent commencer à piquer du nez
16h14: La seule chose que prouve la présence des listings sur le disque dur de Lahoud, c'est qu'il les a détenus, pas qu'il les a falsifiés, estime son avocat.
16h12: On en vient à la qualification
"On arrive au coeur dur de ce qui est reproché à Imad Lahoud"
16h07: "Vous n'avez aucun élément sur la dénonciation calomnieuse qui permette de retenir des charges contre Imad Lahoud.
16h03: L'analyse de chant, dans les commentaires; "Au jeu de ce n'est pas moi c'est l'autre, ce sont les meilleurs, chaque avocat débine l'autre, chaque accusé crache dans la soupe, je ne sais qui la mangera mais bon appétit."
15h55: Point par point, l'avocat essaie de démontrer que la dénonciation calomnieuse ne peut pas venir de son client, mais plutôt de Jean-Louis Gergorin.
15h48: Olivier Pardo veut deconstruire l'argumentaire du parquet
15h45: Me Pardo estime qu'il y a une faille dans les réquisitions du procureur
"La preuve absolue, intangible n'existe pas. Nous allons proposer une démonstration fondée sur notre intime conviction", avait déclaré le procureur.
15h41: Pendant qu'il écoute son confrère descendre Dominique de Villepin,
Me Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy opine de la tête.
15h32: "les femmes mentent moins que les hommes", estime Me Pardo, en parlant de Madame Piloquet.
15h32: Tourné de 3/4 en arrière pour pouvoir regarder l'avocat, Dominique de Villepin n'en perd pas une miette.
15h31: "Mediapart est devenu le canal historique pour faire passer le message de Dominique de Villepin", lance Me Pardo, en référence, notamment, au témoignage de Michel Piloquet, publié sur le site.
Villepin fixe l'avocat, en souriant - jaune?-
15h28: Olivier Pardo accuse Jean-Louis Gergorin de "mensonges construits, crédibles, organisés".
Ensuite, il passe à ceux de Dominique de Villepin. "Comment soutenir encore, avec les agendas et les verbatims du général Rondot, qu'il n'est pas intervenir pour faire sortir Imad Lahoud de garde-à-vue?". Second mensonge: "Dominique de Villepin connaissait Imad Lahoud."
"On dirait qu'il peut aussi y avoir de l'humour dans une salle d'audience ;-)", note Patoche34 dans les commentaires.
"Au final, qui est-ce qui va décider du verdict ? Le président du tribunal seul ? un groupe de juges ? Que sait-on de leur indépendance ?" Réponse: c'est le président et ses assesseurs qui vont rendre le jugement. La justice est indépendante de l'exécutif, dans le système politique français.
15h21: "Je connais Ben Laden", "J'ai rencontré Nicolas Sarkozy": petit florilège des mensonges de Lahoud, par son avocat.
Mais selon Me Pardo, il y a des mensonges bien plus graves dans le dossier, de "princes de la République". D'abord de Gergorin. "Ce sont des mensonges d'une autre nature, médiatisés, judiciarisés, à bon conseil de communication".
15h20: L'avocat de Lahoud veut le faire passer pour un être fragile, manipulé par Gergorin
Voilà sa stratégie.
15h12: 8 octobre 2002: rencontre avec Jean-Louis Gergorin, relate Me Pardo
15h10: Il a menti car il était "tenu par des protecteurs puissants, des parrains de haut vol", lance l'avocat.
15h09: "Pardon pour ces mensonges qui ont entravé l'instruction. Ca a été un calvaire pour nous tous. c'était difficile à entendre, ces non-sens. Mon principal adversaire ici, ce n'est pas le parquet, pas les autres prévenus, ce sont les mensonges d'Imad Lahoud. Ce sont une montagne qu'il m'oblige à franchir. Mon rôle n'est pas d'excuser ces mensonges mais de tenter de les expliquer." continue Me Pardo.
15h07: "Pardon pour ces torrents de mensonges" lance Olivier Pardo, l'avocat d'Imad Lahoud
15h06: L'audience reprend
15h04: Villepin, Bourges et le garde-du-corps de Villepin papotent en souriant au milieu de la salle d'audience
Gergorin, lui, pianote sur son téléphone portable. Lahoud, un peu isolé, attend son heure. C'est son avocat qui va maintenant prendre la parole.
14h46: 15 minutes de relaxation, plaisante le président
En réponse à Mr Témime qui parlait massage...
14h40: Me Témime termine sa plaidoirie en montrant que la poursuite est inenvisaegeable
14h37: Denis Robert est journaliste, il n'a fait que son devoir, estime son avocat.
14h23: Le rapport d'audit de Clearstream aurait-il révélé des problèmes au sein de la chambre de compensation?
C'est ce que suppose Me Témime, qui n'a pas eu accès au rapport.
14h21: Me Témime s'adresse directement à ses confrères de Clearstream
"C'est injurieux à l'égard de la justice que d'imaginer que le secret bancaire luxembourgeois empêche la transmission d'un rapport d'audit."
14h20: L'avocat lit ses échanges épistolaires avec ses confrères, défenseurs de Clearstream
14h15: Très ironique à l'égard du Luxembourg, Me Témime
"Franchement, mais franchement faut-il pas avoir un esprit sacrément déboussolé pour estimer qu'avec des fichiers cachés, des pannes informatiques à répétitions, on puisse imaginer qu'il y ait des fraudes?"
14h14: Grand show de l'avocat, qui fait rire la salle
Gestes dans tous les sens, variations dans la voix... Me Témime amuse la salle.
14h12: "Me Malka et Me Belloc ont été brillants, ils m'ont fait rire, mais ils se sont trompés de procès"
Les plaidoiries des avocats de Clearstream n'ont pas convaincu Me Témime semble-t-il.
14h11: "Monsieur le substitut a posé toutes les questions que j'aurais posées aux témoins"
Maître Témime explique pourquoi lui n'a pas interrogé les témoins.
14h06: Maître Témime arrive pour prendre la suite de sa collaboratrice
Celui qui est aussi l'avocat de Roman Polanski part avec une grande tirade sur "l'amour pour son métier".
>> Vous avez loupé des étapes du procès? A la veille de la clôture des audiences, retrouvez les temps forts, ici.
14h01: "Il était bien normal qu'il cherche lui aussi la vérité", s'exclame l'avocate de Denis Robert
En pleine affaire du corbeau, le journaliste poursuivait son enquête.
13h58: L'avocate brandit le dossier pour appuyer sa plaidoirie
13h51: Aujourd'hui, pas grand monde dans la salle
Il semblerait que Denis Robert passionne moins que Dominique de Villepin.
13h48: L'avocate reprend chronologiquement les éléments du dossier
13h44: "Le travail de Denis Robert est une victime collatérale de la manipulation"
13h41: L'avocate s'intéresse à la partie civile "Clearstream", la société
13h38: L'avocate prévient qu'elle va intervenir brièvement
Elle veut recentrer le rôle de Denis Robert dans l'affaire Clearstream, rappelant le réquisitoire du parquet (qui a réclamé jeudi la relaxe du journaliste).
13h36: L'audience est ouverte
On commence par la défense du journaliste Denis Robert. Maître Julia Minkowski arrive au micro et dit que c'est... son anniversaire demain. Bon.