C'est un problème de poids. Chaque année, entre 40 000 et 70 000 m3 d'algues vertes toxiques (par le gaz qu'elles dégagent en pourrissant) s'échouent sur le littoral breton. Rien qu'à Hillion, petite commune de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), 18 000 tonnes ont été ramassées l'été dernier. Un nettoyage qui a un coût pour les collectivités, 500 000 euros par an, pris en charge par les communes et le conseil général des Côtes-d'Armor. Seule solution pour réduire la facture, valoriser les algues en les recyclant, comme on le fait pour les ordures ménagères. Aujourd'hui, ces algues sont utilisées pour l'épandage agricole ou compostées, mais cela crée très peu de valeur ajoutée. Le Centre européen d'étude des algues (Ceva) travaille donc sur des procédés plus intéressants économiquement, en partenariat avec des industriels. Déshydratées, les algues pourraient ainsi être intégrées dans des plastiques ou transformées en pots destinés à l'horticulture. Autres débouchés possibles, l'alimentation animale ou la cosmétique, qui utilisent déjà des algues brunes. W
C. M.